Le tribunal de première instance de Siguiri a condamné six jeunes reconnus coupables de risque causé à autrui, dans une affaire qui suscite une vive attention en raison de la multiplication de ces pratiques jugées dangereuses.
Mohamed Bouaré, Siaka Fofana, Boh Lonceni Traoré, Djibril Keïta, Ousmane Berété et Sory Berété ont été condamnés chacun à six mois d'emprisonnement avec sursis et au paiement d'une amende de cinq millions de francs guinéens. Le tribunal a également ordonné la restitution de leurs motos, tout en mettant les frais et dépens à leur charge. Les condamnés comme le parquet disposent de quinze jours pour interjeter appel.
Si les peines prononcées restent inférieures aux réquisitions du ministère public, le parquet estime que l'essentiel est acquis : les prévenus ont été déclarés coupables. Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Aboubacar Bangoura, a rappelé que le ministère public avait sollicité une peine de prison ferme. Il précise toutefois qu'une décision sur un éventuel appel sera prise après une analyse approfondie du jugement.
Au-delà des sanctions, les autorités veulent faire de cette affaire un avertissement à l'endroit de tous ceux qui continuent de transformer les voies publiques en pistes de démonstration. Selon le magistrat, ce procès, tenu publiquement et largement relayé, doit contribuer à décourager les comportements mettant en danger la vie des conducteurs et des autres usagers de la route.
Le parquet annonce par ailleurs que les opérations de contrôle se poursuivront avec les forces de défense et de sécurité dans toute la préfecture. L'objectif affiché est clair : mettre fin aux cascades à moto et renforcer la sécurité routière à Siguiri.
ISC

