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Programme Politique et Economique de l’UFR : « Une Nouvelle politique économique et financière »

 Politique
8/9/2017

 


L’UFR propose une nouvelle Politique Economique et Financière dont voici: Nouvelle politique économique et financière

L’application des réformes économiques et financières adoptées en Guinée dans le cadre des programmes convenus avec les IBW ( Institutions de Bretton Woods) se sont caractérisées par de brèves périodes de bonnes performances suivies de dérives, parfois induites par des chocs externes mais aussi souvent, par un manque de volonté politique : les causes de ces insuffisances résident dans l’opacité des pratiques de contrôle, un environnement de corruption alimenté par l’impunité, la faiblesse des capacités de gestion et l’insuffisance de conditions incitatives pour les investissements directs étrangers.

Le poids du secteur public demeure encore important dans l’économie nationale, l’Administration publique est peu efficace du fait de l’absence de motivation chez les fonctionnaires qui ne disposent pas des moyens à la réalisation de leurs missions. La gestion macro-économique souffre de faiblesses de capacités en matière d’anticipation et d’orientation de politique : si la Guinée s’est souvent dotée d’une vision à long terme, le constat est que les actions conduites ne s’intègrent pas dans cette vision et n’ont pas la pérennité nécessaire pour induire un véritable processus de développement.

Notre action en la matière va consister à :

• Faire une reforme profonde des administrions financières ;
• Faire rupture avec les gestions budgétaires passés par l’instauration des budgets programmes appuyés par la décentralisation budgétaire tel que prévu par la nouvelle loi organique de finances;
• mener une politique économique et financière qui donne la priorité aux secteurs de production, porteur de croissance et à favoriser un climat propice à l’investissement privé ;
• assurer un développement économique équilibré de la Nation par une répartition équitable de la richesse nationale ;
• mettre en œuvre des politiques sectorielles qui favorisent une croissance forte et durable grâce à une gestion transparente dans le cadre d’une bonne gouvernance institutionnelle ;
• réhabiliter les chambres consulaires et en faire des partenaires privilégiés dans la définition et la mise en œuvre des politiques économiques ;
• lutter efficacement contre la corruption en renforçant les contrôles et en sanctionnant les responsables de malversations ;
• renforcer la coordination des régies financières, assurer une bonne discipline budgétaire et une gestion transparente des finances publiques ;
• maintenir des relations de qualité avec les partenaires extérieurs en honorant scrupuleusement les obligations prises par l’Etat dans le cadre des programmes de coopération ;
• mettre en place une nouvelle politique de gestion de l’aide ;
• Promouvoir une économie de marché et de mondialisation des échanges ;

Cellule Com UFR

NB:
Voci les REFORMES ECONOMIQUES DE LA PRIMATURE SIDYA TOURE

Voici quelques-unes des principales réformes engagées par le Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Sidya TOURE de 1996 à 1999.

Sur le plan de l’organisation et du fonctionnement du Gouvernement et de l’Administration:
1. Institution du Conseil Interministériel pour une meilleure coordination de l’action gouvernementale où seront débattus de manière approfondie et pédagogique les dossiers de l’Etat avant leur adoption en Conseil des Ministres.
2. Mise en place du Comité de Trésorerie où l’exécution des dépenses publiques se fera selon des priorités et la qualité de la dépense publique.
3. Organisation d’une large concertation en novembre 1996 de l’ensemble des cadres de l’Administration pour définir une stratégie de développement basée sur une vision partagée, ce qui a abouti au document « Guinée Vision 2010 ».
4. Elaboration de la LPDA (Lettre de développement du Programme Agricole)
Sur le plan des réformes économiques:
1. Remboursement de la dette intérieure de l’Etat après audit pour relancer les activités économiques.
2. Exécution d’un programme d’urgence pour la desserte en électricité et l’assainissement de la ville de Conakry.
3. Augmentation des recettes intérieures de 25% ; stabilisation des dépenses avec une réduction de 10% des dépenses courantes.
4. Assainissement du Fichier de la Fonction Publique.
5. Conclusion d’un programme formel avec les IBW (Institutions de Bretton Woods) concrétisé par des engagements estimés à 890 millions de USD de nos partenaires au développement, dont 275 millions au titre d’aide budgétaire et à la balance des paiements.
6. Déblocage des projets dont le financement était suspendu, tels que le Projet-cadre pour la promotion et l’exportation des produits agricoles, le PDU II, le Projet Energie II ou le Projet Routier.
7. Exécution budgétaire suivant la méthode du PIP (Programme Investissement Public) triennal glissant dans un CDMT (Cadre des Dépenses à Moyen Terme) où 60% des allocations budgétaires vont aux secteurs prioritaires que sont l’Education, la Santé, l’Agriculture, la Pêche, l’Elevage et les Infrastructures.
8. Organisation par la Banque Mondiale d’une réunion du Groupe consultatif sur la Guinée, avec la participation de tous les partenaires financiers de la Guinée qui a abouti à des engagements de 1,9 Mds de USD sur 3 ans (1999 – 2001).
9. Organisation d’un Forum des Investisseurs ; création d’un Guichet Unique de l’investisseur et mise en place du Centre d’Appui aux Formalités d’Exportation (CAFEX) pour relancer le secteur privé.
Sur le plan des réformes sectorielles :

1. Secteur de la Pêche : augmentation des recettes qui passent de 850 000 USD en 1996 à 12 millions USD en 1997 et 15 millions USD en 1998.
2. Secteur de l’Agriculture : augmentation de la production de coton qui passe de 7000 tonnes en 1996 à 40.000 tonnes en 1999-2000.
3. Secteur des Télécoms : finalisation du projet LEYLAND qui permet à la Guinée d’être connecté sur le nœud Internet pour la première fois.
4. Secteur d’électricité : approvisionnement et électrification de la capitale à 87 % en avril 1997
Il est utile de rappeler quelques prix indicatifs de produits de grande consommation durant la période 1996 – 1999 :
1 USD = 1.000 FG ; 1 Kg de poissons = 750 FG ; 1 Kg de viande = 1.000 FG ; 1 bouteille de Coca = 300 FG ; 1 Litre d’essence et de GO = 1.500 FG; 1 sac de 50 Kg de riz importé = 22.500 FG.

 

 
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