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Sékoutoureyah : Voilà pourquoi Diallo Souleymane a signé le communiqué conjoint relatif à la « grève illégale » déclenchée le 13 novembre

1/12/2017

 



Il est reproché à l’Administrateur Général du groupe Lynx-Lance Diallo Souleymane d’avoir signé, à la fin de la semaine dernière, le communiqué conjoint relatif à la « grève illégale » déclenchée le 13 novembre qui fait, « interdiction aux radios privées en particulier, de servir de relais aux messages de rébellion véhiculés par les syndicalistes dissidents ».



S’exprimant lundi chez nos confrères de la radio Espace FM, le vétéran de la lutte pour la promotion de la liberté de la presse en Guinée reconnaît qu’en signant ce texte, « il a vendu un pan important de la liberté » de la presse guinéenne mais il soutient avoir fait cela pour éviter de « mettre Kerfala Sanou (ndlr : le président de l’URTELGUI, union des radios et télévisions libres de Guinée) devant le fait accompli ».



« J’ai la conviction profonde que moi je n’aime pas les fauteuils vides. Quand vous me convoquer quelque part, quelque soit la nature de la convocation, je souhaite aller, m’assoir sur la chaise que vous m’auriez réservé. Je ne crois pas du tout au fauteuil vide. Donc je suis allé à la réunion avec le Président de la République. J’aurais laissé la direction de Lynx Fm aller mais je suis allé moi-même.



Quarante-huit heures avant, j’avais exprimé devant le monde entier, au cours d’une débat à l’occasion des 46 ème assises de la presse francophone, à haute voie, mon inquiétude. Le président de la République n’avait pas encore parlé. Malheureusement pour nous, nous sommes des journalistes, quelque fois d’investigation. On a une longueur d’avance sur les autres. Donc, j’avais carrément exprimé mon inquiétude pour la presse guinéenne, pour moi-même et pour nos familles respectives. Cela a fait un tollé dans la salle. J’ai dit à celui qui distribue la parole que je vais être optimiste pour une seconde, le temps qu’il sorte de la salle.



Je suis allé au rendez-vous avec le Président parce que je crois aussi au respect et la discipline. Le président de la République nous a reçus. Chacun a parlé. Et à la fin, il m’a nommément désigné pour aller avec Monsieur Damatang et les autres pour rédiger le communiqué. J’ai eu un temps de réflexion très court et j’ai décidé d’aller. Le temps de réflexion parce que le président de l’URTELGUI qui représente les radios était présent. Donc si je n’allais pas, j’aurais eu un fauteuil vide. Je suis allé. Le communiqué a été rédigé. J’ai fait des remarques à Monseiur Damantang qu’il ne m’appartient pas d’étaler ici, mais le communiqué a été rédigé. Etant présent, mon nom a été porté. Je l’assume. Mais avant que mon nom soit porté, j’ai appelé Monsieur Kerfala Sanou (ndlr : président de l’URTELGUI) pour lui dire que c’est lui qui doit signer. A la suite d’une petite conversation avec lui, j’ai fini par signer. J’ai signé parce que je ne voulais pas mettre Kerfala Sanou devant le fait accompli. Il n’a pas participé à la rédaction. Il n’a pas participé aux débats. Lui donner un texte à signer, c’est lui donner un coup de poignard dans le dos. J’ai préféré moi, recevoir ce coup de poignard pour épargner le dos à Kerfala. Voila pourquoi j’ai signé.



Ce n’est pas un mea-culpa que je fais. Je ne regrette pas parce que je suis allé occuper le fauteuil vide. Ce n’est pas un mea culpa. Je dis que j’ai signé parce que Sanou Kerfala n’était pas là. Toutefois, le problème n’est pas là. Je ne voulais pas du tout tendre à Kerfala Cissé un communiqué dont il n’a pas participé à la rédaction. Donc mon nom étant là, je l’assume. Mais je me rends compte totalement qu’en signant ce communiqué, je vends un pan important de notre liberté. Je le savais. Et celui qui m’a donné l’ordre d’aller, je le connais bien. Il s’appelle Alpha Condé. Au nom de la liberté de la presse, au nom des principes auxquels je crois, lorsqu’il était dans une cellule au fond de l’hôtel cinq étoiles de Coronti (ndlr : le centre pénitentiaire de Conakry), il a écrit de sa propre main des textes incendiaires. Lui et moi on a constitué tout un réseau pour les faire sortir et les publier. Je l’ai fait parce que Alpha Condé doit parler partout où il est. Le droit d’expression est sacré. Je reviendrai sur la décision parce qu’il m’a donné l’impression que la justice en Guinée, c’est lui. Ce n’est toutefois pas une première en Guinée. Lansana Conté avait dit : la justice c’est moi. Lansana Conté c’est un militaire. Alpha Condé sort de la Sorbonne. Et pour ça je suis déçu de l’expression. Ce n’est pas tout. En s’érigeant en justice vis-à-vis de la presse, Alpha Condé nous empêche d’avoir des partenaires économiques et sociaux pendant qu’il vient de Paris où il a reçu assez de promesses d’argent. Et je vois que la presse est même exclue dans la tête de ceux qui veulent développer le pays. Moi, je suis inquiet pour ça», a affirmé entre autres, Diallo Souleymane en répondant aux questions des journalistes.



Kovana SAOUROMOU






 

 
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