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Grève des enseignants : le gouvernement a-t-il choisi la justice à la place du dialogue ?

28/11/2018

 

La grève générale illimitée, d’accord, mais pas de salaire pour les grévistes, et surtout pas de d’atteinte à l’ordre public sous aucun prétexte. Telle semble être la position adoptée par le gouvernement pour répondre aux enseignants.

Officiel depuis le 03 octobre, en effet, le démarrage des cours n’est toujours pas effectif dans les écoles publiques du fait de la grève des enseignants qui réclament un salaire de base de huit millions (8 000 000) de francs guinéens.

Fin octobre, alors que les négociations sont dans l’impasse, le gouvernement gèle les salaires des grévistes. Histoire, semble-t-il, d’emmener ces derniers à abdiquer. Malheureusement la situation devient explosive partout dans le pays.

Contrairement aux attentes du gouvernement, les enseignants apparaissent plus que jamais déterminés. En plus du boycott des classes, ils investissent les rues et les devantures des directions préfectorales et communales de l’éducation pour dénoncer la confiscation de leurs salaires.

Le vendredi 23 novembre, à Labé, en effet, seize enseignants interpellés lors d’un sit-in devant la DPE ont été déclarés coupables d’attroupement illégal par le tribunal de première instance et condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis plus une amende de cinq cent mille francs.

Le lundi 26 novembre, six autres interpellés, le jeudi 22 novembre, lors d’une marche à Conakry, ont été condamnés à six de prison avec sursis pour les infractions par le tribunal de première instance de Kaloum. Certains parmi ceux qui sont venus les soutenir ont été interpellés par la police.

Dans la préfecture de Coyah située à 57 kilomètres à l’est de la capitale Conakry, quatre autres enseignants comparaissent devant le tribunal de première instance pour outrage au chef de l’Etat et trouble à l’ordre public. Ils ont été interpellés, lundi 26 novembre, par la police lors d’une manifestation.

Le gouvernement a-t-il opté pour la répression judiciaire en vue de mettre les enseignants en déroute ? Veut-il maintenir l’ordre public le temps pour lui de trouver un terrain d’entente avec les enseignants ? Quoi qu’il en soit, ce qui reste évident est que l’éducation guinéenne se meurt.

Kovana SAOUROMOU

 

 
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