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Guinée : Lettre au Premier ministre Kassory Fofana (Abou Maco)

 Politique
8/3/2019

 

Monsieur le Premier ministre, lors de la clôture de l’atelier panafricain de formation des acteurs sociaux sur le processus budgétaire, organisé en collaboration avec l’Initiative africaine concernée sur la réforme budgétaire (CABRI), vous déclariez, je vous cite : «En Guinée, dans le cadre du PNDES, le gouvernement est engagé à promouvoir la bonne gouvernance financière. Cela implique d’introduire une plus grande transparence dans la gestion des finances publiques. Nous voulons construire avec la société civile guinéenne, dans le cadre de ce partenariat nouveau, un système de gestion financière publique, plus efficace, plus transparent, plus efficient, au bénéfice de nos concitoyens ». Fin de citation.

Je vous en félicite car ce serait une première dans ce pays. Je voudrais aller plus loin, en vous invitant à associer cette même société civile dans les débats et la conception des politiques de développement.

On sait que la Guinée, qui s'est engagée depuis plusieurs années maintenant sur le chemin des réformes politiques, économiques et sociales, a une bonne cote auprès des bailleurs de fonds, du moins ceux de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Cependant, force est de reconnaître que ce progrès tant vanté par les institutions de Bretton Woods n'est pas encore perceptible dans le quotidien des Guinéens. Il serait injuste de penser que le gouvernement ne fait rien contre le sous-développement économique de sa population; il faut cependant reconnaître que la pauvreté reste galopante, compromettant ainsi l'espoir de développement qui anime les populations. Il est donc nécessaire de développer une nouvelle approche qui puisse établir les normes communes d'appréciation pour les partenaires financiers et le peuple à la base.

L'éducation et la santé, par exemple, continuent d'être les parents pauvres des politiques de développement mises en chantier par les gouvernements. Or l'expérience a montré qu'aucun progrès véritable ne peut être envisagé dans un environnement de sous-éducation.
Conscient des limites des actions engagées en solitaire, l'État devrait, dans la logique de votre discours, associer étroitement la société civile et le secteur privé. C'est une nouvelle démarche qui doit être l'occasion de mettre à contribution des acteurs aussi importants que les animateurs de la société civile. Celle-ci est devenue une force émergente qui a son rôle à jouer dans la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. L'expérience a effectivement montré que la société civile est une force de propositions à même de contribuer positivement au fonctionnement des institutions républicaines. Ce qui paraît important aux yeux des populations de la Guinée, c'est la prise en compte de leurs intérêts. Une démocratie n'a de sens à leurs yeux que si elle prend en compte leurs besoins fondamentaux. La réflexion doit donc être menée dans l'optique d'asseoir un développement participatif.
Les populations ont l'impression que tout ce dont il est question pour l'instant relève de la pure théorie.

Bailleurs de fonds et gouvernement doivent donc conjuguer leurs efforts pour des actions concrètes de réduction de la pauvreté. Si, en termes de statistique, la Guinée a fait des bonds qualitatifs, il reste cependant que le panier de la ménagère continue de ressentir les dures conditions de la pauvreté. L'accès aux soins est toujours difficile pour les habitants de nombreuses localités du pays. Il en est de même pour la couverture du territoire en infrastructures scolaires. Les institutions financières internationales elles-mêmes s'accordent à reconnaître que ces secteurs sociaux méritent une attention soutenue au moment des votes de lois de finances du pays.

Qui sait, avec cette nouvelle donne, peut-être serait-ce l'occasion pour la Guinée de partir du bon pied pour avancer plus rapidement vers la réalisation de son bonheur.

Abou Maco
Journaliste

 

 
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