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Page Noire: Hommage à Manu Dibango (Par Jean Baptiste Williams)

 Société
24/3/2020

  HOMMAGE À MANU DIBANGO

Merci mon Grand de m'avoir reçu le 30 avril 1999 à ton domicile, 176 Bd de Charonne 75020.

En ce jour triste qui endeuille le monde de la musique par ton rappel au Très Haut Miséricordieux m'associer à la douleur et à la peine de ta famille.

Pour le temps de l'interview que tu m'accordas il y a 21 ans dans la plus grande humilité, je voudrai en abrégé retracer ta vie et ton immense parcours musical n'ayant ni la qualité et la prétention de le réussir.

De notre entrevue, j'ai découvert un homme simple et ouvert à tous avec un rire éclatant aussi sonore que ton saxophone.

Entre autre sujets, tu m'a confié que tu étais un Camerounais né à Douala le 12 décembre 1933, de père issu de l'ethnie "Yabassi" et de mère Douala.

Protestant, tu allais au temple où ta mère dirigeait la chorale.

Ta scolarité a commencé par l'école du village et à l'école des blancs. Le certificat en poche, ton père décide de t'envoyer poursuivre tes études en Europe.

Ravi de découvrir le monde, au printemps 1949, tout jeune au terme d'un périple de trois semaine, le bateau te transportant accoste à Marseille. Tu rejoins ta famille d'accueil à Saint-Calais dans la Sarthe à l'Ouest de la France.

Tu iras plus tard au lycée à Chartes un peu plus au sud.

Tu fais tes débuts avec la mandoline et apprends le piano.

Tu me diras que la rencontre avec ton aîné Francis Bebey fût décisive car c'est avec lui, à l'époque fan de jazz que l'aventure va commencer.
Vous formez un petit groupe où chacun s'essaie à la pratique de son instrument favori.
C'est d'ailleurs à cette époque que tu découvres le saxophone et tu vas dès lors prendre des cours de musique.

Embauché dans une boîte de nuit locale, le Monaco, tu ne réussiras à décrocher la 2ème partie du baccalauréat en 1956, et ton père va alors te couper les vivres.

Fin 1956, tu décides de tenter ta chance à Bruxelles et te voilà embauché au Tabou, cabaret très prisé de la capitale Belge. Ici, tu rencontres, Coco qui deviendra par la suite ta femme.

Deux ans après (1958 ) tu as un contrat au Chat noir à Charleroi et en 1960 aux Anges noirs assidûment fréquentés par les politiciens Congolais.
L'occasion t'ai donc offerte de te frotter à la musique Africaine, puisque jusque là tu ne jouais que de la variété.

Joseph Kabasélé et l'Africain jazz arrivent à Bruxelles avec Rochereau, Dr Nico, Dechaud pour enregistrer 40 chansons dont "Table ronde" et " Indépendance Cha Cha", Manu présent remplace à pied levé le saxophoniste de l'orchestre absent.

Vient ensuite ton désir de faire un album solo"African Soul" mélange de jazz, rumba, makossa et rythmes latinos.

Tu m'as aussi parlé des boîtes et cabarets que tu as géré comme "L'Afro-Negro ", "Le Tam Tam", ton embauche dans l'orchestre de Dick Rivers, grande vedette des années 1960 puis celui de Nino Ferrer où tu as joué de l'orgue Hammond.
Ton passage en Cote d'ivoire avec l'orchestre de la RTI.

Tes tubes, Soul makossa 1972, ton triomphe à l'Olympia à Paris 1973, Kingston, Home Made 1978, Waka Juju 1982, Abélé Jazz 1986, Surtention, Electric Africa, Tam Tam pour l'Éthiopie 1985, Afrijazzy 1986, Polysonic 1990.

Après l'interview réalisée en 1999, tu continues sans désemparer ton aventure musicale pour offrir au monde:
Negropolotaines, Lives 91 Olympia, Wakafrica 1993, Lamastabastani 1996, African Soul, the very best of 1997, Mboas'su 2000, 30 ans Vesoul Makossa, DVD Manu Dibango et le Soul Gang 2006, Manu joue Sydney Bechet 2007.
En apothéose comme par prémonition tu as imaginé et réalisé un projet "Safari symphonique " qui manquait tes60 ans de carrière et tes 85 ans de saxophoniste, tu t'es alors produit en juillet 2019 au Festival Jazz à Vienne avec l'orchestre national de Lyon.

L'immensité de ton œuvre Grand Manu fait que tu as grandement gagné ton pari.
Grand Manu , hospitalisé le 18 mars 2020 pour cause de pandemie coronavirus, est arraché à notre affection le 24 mars 2020, rendant l'afrique musicale orpheline.
Dors en Paix, l'Artiste.

Jean Baptiste Williams. Jeannot Williams. Direction Nationale Culture.

 

 
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