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Reprise des manifestations de rue : l’UFDG seul face à tous ?

14/7/2021

 
L’annonce de la reprise des manifestations de rue par l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) suscite énormément de débats dans la cité. Et dans ces débats, le parti de l’ancien Premier ministre et principal opposant, Mamadou Cellou Dalein Diallo, semble seul face à tous.

Ce n’est toutefois pas surprenant. Devant la presse le mardi 13 juillet 2021, le président de la mouvance présidentielle à l’Assemblée nationale qui présentait l’apport de son groupe à la première session parlementaire, a mis l’occasion à profit pour parler de cette actualité brulante dans le pays. Pour Aly Kaba, « quand nous sommes encore dans une situation très fragile, penser à organiser des nouvelles manifestations c'est encore créer des problèmes … » « Ça, nous le déconseillons », a-t-il martelé.

La veille, c’est Faya Millimouno du Bloc Libéral, un autre leader de l’opposition qui jugeait inopportune la reprise des manifestations dans le pays.

Au regard de la situation du pays, le combat politique devrait plutôt aller dans le sens de la libération des prisonniers politiques, de l’ouverture des frontières avec tous les pays voisins et de la reprise du dialogue politique, faisait remarquer le leader du BL.

Au paravent, le président de l'union démocratique pour la renaissance de la Guinée (UDRG), également opposant au régime d’Alpha Condé, a désapprouvé la décision de l’UFDG. Bah Oury a soutenu que les manifestations ne faciliteront pas la stabilité et la libération des détenus.

« Dans les circonstances actuelles, l'organisation des manifestations est contreproductive pour ceux qui s'intéressent et qui veulent que le pays aille de l'avant dans la stabilité, y compris la libération des détenus politiques et la restauration d'un environnement permettant d'engager un dialogue crédible et solide pour une sortie de crise en Guinée. Ceux qui veulent que cela soit ainsi vont privilégier les démarches qui permettent d'aller dans le sens de l'organisation le plus rapidement possible, de la manière la plus sérieuse, du dialogue politique et social.

Par contre ceux qui ne veulent pas qu'il y ait un environnement de quiétude vont certainement vouloir qu'il y ait des nouvelles tensions qui ne feront que rendre difficile une possible libération des détenus politiques », a fait remarquer l’ancien vice-président de l’UFDG exclu du parti.

Dans un entretien accordé à nos confrères de Africa Guinée, Mamadou Sylla président de l’UDG (union démocratique de Guinée) et chef de file de l’opposition s’est également montré opposé à la reprise des manifestations de rue, au regard de la situation du pays.

« Ce que je peux conseiller, c’est de se battre d'abord pour libérer ceux qui sont en prison et éviter qu’il y ait d’autres personnes arrêtées », a dit l’ancien président du Conseil national du patronat guinéen, rappelant que « les marches pacifiques sont très rares dans notre pays ».

« Les seules fois qu’il y en a eu, c’était en 2019. Les gens sont partis de Tannerie-Koundéboungni- Hamdallaye Concasseur-Stade du 28 septembre. C’est possible, mais c’est quand les deux parties sont de bonne foi. La tension est telle qu’aujourd’hui, je conseillerai de se battre pour que les autres soient libérés au lieu de compliquer davantage les choses avec de nouvelles arrestations », conseille Mamadou Sylla.

Du côté de la société civile, l’on semble ne pas approuver aussi la décision de l’UFDG de descendre dans la rue pour exiger la satisfaction de ses revendications.

D’ailleurs pour Abdoul Sacko du Conseil régional de la société civile de Conakry, « c’est un message politique et non une volonté réelle ». « Je comprends cela comme un message que l’opposition entend envoyer aux institutions de la République que si toutefois, il n’y a pas de garantie offerte vis-à-vis de leurs préoccupations ils pourraient faire recours à cela, parce que la manifestation à mon sens est vraiment le dernier recours et actuellement elle me semble être peu opportune quand on voit la souffrance des populations. Donc, nous comprenons cela comme un message politique de la part de l’opposition pas une volonté réelle de sortir dans la rue », a-t-il confié à Mosaïque Guinée.

En revanche, pour Maître Mohamed Traoré, avocat à la cour, « … la plupart des partis politiques qui ont la dent dure envers les manifestations sont ceux qui ne peuvent pas mobiliser et dont les activités se limitent à la présence de leurs dirigeants dans les médias. Sinon, aucun parti politique ne peut se priver de cette arme citoyenne que le constituant met à sa disposition ».

A rappeler que cette reprise des manifestations sur les voies et les places publiques pour exiger entre autres, la libération des détenus et des locaux du parti, pourrait intervenir au lendemain des examens nationaux prévus ce mois de juillet.

KS

 

 
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