A Dubréka, commune urbaine située à environ 30 kilomètres au nord-ouest de la capitale Conakry, un responsable locale encourage la constitution de comités d’autodéfense pour aider les services de sécurité à lutter contre l’insécurité qui prendre une proportion inquiétante.
Quatre personnes ont été tuées ce mois de mars dans la commune par des inconnus. Trois de ses personnes dont deux conducteurs de moto-taxi, l’ont été à cause de leur moto. Le dernier cas en date est celui du quartier de Kétayah dans la nuit du samedi à dimanche.
Un conducteur de moto-taxi et un passager qu’il transportait ont reçu des balles d’un fusil de guerre, sans doute, à cause de la moto qui a été emmenée par l’assaillant.
Face à cette recrudescence de l’insécurité, le président de la délégation spéciale Makiou Sall demande à la population de s’organiser pour assurer la sécurité. Convaincu du fait que les services de sécurité à eux seul ne peuvent plus combattre l’insécurité dans la commune.
En attendant, Makiou Sall demande aux conducteurs de moto-taxi d’arrêter de circuler à des heures tardives pour leur propre sécurité.
«J’ai fait le constat. C’est une réalité. Ce n’est pas la première fois qu’on assassine nos citoyens dans ces différents quartiers. C’est très triste. C’est déplorable. Il faudra que les responsables des quartiers et toute la population puissent prendre des dispositions pour qu’on puisse mettre fin à ces assassinats. Nous allons dire à la jeunesse d’être organisée parce que les forces de l’ordre n’arrivent pas à mettre fin à cette insécurité. On a la police, on a les BAC (Brigade Anti Criminalité) dans les quartiers mais cela n’arrive pas à résoudre le problème ! Donc, il faut que la population même arrive à bien s’organiser pour qu’on arrive à prendre des dispositions pour sécuriser les quartiers. Aux taxis motards, je leur demande de cesser toute activité à partir de 22 heures car, on ne peut pas continuer à prendre le risque de travailler à cette heure-là et se faire assassiner pour sa moto. C’est pourquoi, j’ai dit qu’on va s’organiser et on le fera avec les sages et responsables de ces différents quartiers », a dit le président de la délégation spéciale venu constater le décès des deux personnes tuées la nuit du samedi à dimanche.
A signaler que des jeunes du quartier de Kétayah et ceux de Kagbélen mécontents de ces crimes en réplétion ont manifesté leur colère en barricadant la principale voie d’accès à la commune.