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Double scrutin du 22 mars : Après le vote, le gouvernement guinéen sous une pluie de réactions négatives

 Politique
25/3/2020

 

Au niveau international, les réactions sont presque unanimes au lendemain du double scrutin législatif et référendaire en Guinée. De Paris à Washington en passant par Berlin, les actes de violences et l’usage excessif de la force qui ont caractérisé ces élections sont vivement condamnés.

En première ligne de cette avalanche de réactions, la France. A travers son Ministère des affaires étrangères, l’ancienne puissance colonisatrice juge ce scrutin non crédible à cause de son « caractère non inclusif et non consensuel ».

« La France suit avec préoccupation la situation en Guinée, après l’organisation, ce dimanche 22 mars, d’élections législatives et d’un référendum en vue d’un changement de Constitution. Elle condamne les actes de violence qui ont entraîné, durant cette journée, la mort de plusieurs Guinéens.

Le caractère non inclusif de ces élections et non consensuel du fichier électoral, ainsi que le rôle joué par des éléments des forces de sécurité et de défense excédant la simple sécurisation du processus, n’ont pas permis la tenue d’élections crédibles et dont le résultat puisse être consensuel. La France relève aussi l’absence d’observation régionale et internationale à l’occasion de ce double vote.

La France soutiendra les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’OIF pour désamorcer les tensions en Guinée et restaurer rapidement un dialogue entre toutes les parties. Elle appelle tous les acteurs guinéens, quels qu’ils soient, à la responsabilité et à la plus grande retenue », peut-on lire dans une déclaration publiée par le ministère français des affaires étrangères.

Sans détour, les États-Unis condamnent aussi les violences et expriment leur inquiétude à l’égard du vote du 22 mars. A travers un communiqué, ils « expriment leurs vives inquiétudes face à la violence qui a entouré le vote en Guinée le 22 mars, et condamnent fermement toutes les exactions ».

Par la même occasion, ils demandent au gouvernement guinéen « d’enquêter de manière rapide et transparente sur tous les décès liés aux manifestations et aux élections, que les résultats de ces investigations soient rendus publics dès que possible ».

« La communauté internationale s’est déclarée vivement préoccupée par le processus d’enrôlement électoral, et par l’absence de dialogue public sur la nouvelle constitution que le gouvernement de guinéen a manqué de régler. Nous partageons ces préoccupations », précisent-ils.

Et de conclure que « les États-Unis sont un ami et un soutien indéfectible de la Guinée sur son chemin vers la démocratie et le développement depuis son indépendance et continuerons à soutenir les objectifs de la Guinée pour renforcer sa démocratie et assurer la prospérité de tous ses citoyens ».

L’Allemagne partage l’avis de la France.

Se gardant de se prononcer sur la qualité du scrutin dont elle n’a participé ni à l’observation, ni à l’organisation, l’ONU (organisation des nations-unies) à travers son représentant spécial en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel, « condamne avec la plus grande fermeté tous les actes de violence, l’usage excessif de la force qui ont provoqué des pertes de vie humaines et de nombreux blessés, ainsi que les violences à connotation intercommunautaire qui se sont déroulés dans la région de Nzérékoré ».

« Dans un moment inédit où le monde entier se mobilise pour protéger des vies humaines contre la pandémie du COVID-19, les autorités guinéennes et tous les acteurs nationaux ont la responsabilité politique, morale et éthique de s’unir pour protéger les citoyens de la pandémie et de la violence », ajoute Mohamed Ibn Chambas appelant au passage « en ces moments difficiles, les autorités nationales, les leaders religieux et communautaires, les responsables politiques, les acteurs de la société civile et tous les citoyens, à se mobiliser contre la violence et à s’engager dans le dialogue pour sortir de la crise ».

Kovana SAOUROMOU

 

 
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