 Politique 26/6/2015
Ouvert, il y a juste une semaine, le dialogue inter-guinéen vient d’enregistrer un nouveau blocage entre les acteurs politiques. Après trois points, à l’ordre du jour, débattus sans consensus, les acteurs politiques guinéens, ont entamés ce vendredi 26 juin 2015, le quatrième volet du dialogue, relatif à la question de la CENI.
A peine repris, à la pause de prière après une demi-journée de débat, « la délégation de l’opposition guinéenne a finalement décidé de suspendre sa participation jusqu'à nouvel ordre. », a indiqué à la presse son porte parole Aboubacar Sylla.
Pour le porte-parole de l’opposition, la mouvance ne fait pas preuve de volonté pour aboutir à un consensus autour des points débattus. Selon l’ancien ministre de la communication, la délégation de la majorité refuse catégoriquement à faire des concessions sur ses différentes revendications.
Cette journée, différente des précédentes, les délégations sont sorties de la salle des actes aux comptes gouttes. Après avoir annoncé cette décision surprenante, Me Cheick Sako, président du cadre du dialogue a aussitôt entériné la suspension totale des travaux de la journée pour la reprise lundi à 14 heures. Aussitôt, la délégation de l’opposition, conduite par l’honorable Aboubacar Sylla, a été la première à quitter la salle.
Le point de désaccord, selon Me Cheick Sako, président du cadre de dialogue, se situe ai niveau de la recomposition totale ou partielle de la CENI. L’opposition souhaite, d’après le ministre de la Justice que celle-ci soit faite à maxima totalement à minima partiellement. « L’opposition estime que ses commissaires soient changés parce que, selon elle, la plus part d’entre eux a changé de veste. Les représentants de la mouvance présidentielle indiquent que toute question relative à la recomposition de la CENI se fait conformément à la loi 016, et devait se faire à l’Assemblée nationale », a indiqué le ministre de la justice.
Après cette suspension, la délégation de l’opposition et le comité de facilitation ont quittés la salle, la majorité elle continue des concertations avec la communauté internationale afin d’aplanir les divergences.
MLY
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