 Politique 8/2/2016
A l’appel de toutes les associations de presse existant en Guinée, plusieurs dizaines de journalistes, défenseurs des droits humains et tous les esprits épris de justice ont marché lundi 8 février 2016 à Conakry pour demander à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstance du meurtre du journaliste El hadj Mohamed Diallo.
El hadj Mohamed Diallo, Journaliste à Guinee7.com, pour rappel, a été tué vendredi dernier d’une balle à la poitrine au siège de l’UFDG au cours d’un affrontement entre clans rivaux de cette formation politique de l’opposition. La marche de ce lundi, c’est aussi pour que ses assassins soient punis à la hauteur de leur forfaiture.
La marche a démarré à 9h 30 minutes à l’échangeur de Moussoudougou pour prendre fin au Ministère de la Justice. Les manifestants étaient habillés en blancs et portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire ‘’Journalistes tués. Un mort de plus. Un mort de trop. Justice ‘’. Aucun incident n’a été enregistré.
Dans une déclaration lue par un des manifestants, les journalistes ont dénoncé tous les maux et traitements dégradants que subissent les journalistes dans l’exercice de leur métier, avant de demander aux autorités de faire toute la lumière sur les circonstances de l’assassinat d’Elhadj Mohamed Diallo.
En réponse, au nom de son gouvernement, le ministre de la Justice, Me Cheick Sako a promis de continuer à se battre pour que le meurtre d’El hadj Mohamed Diallo qu’il a qualifié de lâche assassinat ne reste pas impuni. Car selon lui, un pays dans lequel on tue un journaliste, c’est un pays qui n’existe pas. Or la Guinée doit exister.
Ibrahima Sory Traoré, administrateur de Guinee7.com pour qui travaillait El hadj Mohamed Diallo s’est réjoui de la réussite de cette marche qui dit en un mot, la colère des journalistes contre la barbarie dont ils sont victimes au quotidien. « Il faut que cela s’arrête », a-t-il martelé.
A noter que la journée de ce mardi 09 février a été décrétée par le comité d’organisation la présente marche, « journée sans presse ». Aucune radio ni télévision ne doit émettre. Aucun journal ni site d’information ne doit éditer ce même jour. Tout cela vient s’ajouter à boycott des activités de l’UFDG.
Kovana Saouromou
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