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Investissement privé : Alpha Condé annonce de belles perspectives pour la Guinée

 Economie
25/12/2017

 

A l’occasion du lancement de la plateforme de dialogue public-privé Guinée Business Forum, le président Alpha Condé a annoncé plusieurs perspectives pour le développement économique de la Guinée. Voici l’intégralité de cette intervention.



La réforme de l’Administration



« Comme nous l’avons toujours dit, l’Etat peut créer des conditions favorables à l’émergence d’investissements privés, mais sans investissements privés un pays ne peut pas se développer. C’est vrai aussi, pour que l’investissement privé puisse s’épanouir, il a besoin d’un certain nombre de conditions au niveau de l’Etat. Il faut reconnaître que ces conditions ne sont pas encore tout à fait remplies. Beaucoup d’hommes d’affaires se plaignent du retard de la bureaucratie au niveau du gouvernement. C’est vrai. Mais nous allons étudier l’exemple d’autres pays : Singapour, Rwanda, Kenya, Ethiopie pour voir quelles leçons pouvons-nous tirer de leur expérience pour améliorer le fonctionnement de notre Administration. A l’issue de cela, nous allons faire une série de réformes.



Nous voyons déjà ce que la création de l’Agence de promotion de l’investissement privé (APIP) a apporté. Il est évident aujourd’hui que nous devons avoir une gestion qui pallie à la bureaucratie et au retard de l’administration des ministères par la création d’agences comme l’APIP, dans l’administration du secteur, et qui sont dirigées par des cadres compétents bien payés et qui n’auront pas de souci de qui doit signer, etc. Donc nous allons d’abord améliorer le fonctionnement de l’administration.



Lutter contre le grand banditisme



« La deuxième chose, c’est la sécurité. Il est évident que s’il y a le grand banditisme, cela ne peut pas favoriser la confiance. Nous sommes donc en train de reformer les services de sécurité et leur donner de véritables moyens pour lutter contre le grand banditisme parce que les grands bandits utilisent des armes de guerre. Donc ce ne sont pas des petits bandits. Il faut savoir concrètement comment les contrer. C’est pourquoi nous allons renforcer les Brigades Anti-Criminalité (BAC) pour lutter contre le grand banditisme à Conakry et les patrouilles de la gendarmerie et de l’armée pour lutter contre les coupeurs de route.



La réforme de la justice



« L’autre aspect c’est la justice. Monsieur le ministre d’Etat, il arrive des fois que des gendarmes arrêtent des grands bandits, et que ces grands bandits soient libérés ou arrivent à fuir et recommencent. Donc, la réforme de la justice doit continuer, monsieur le ministre d’Etat car si les hommes d’affaires n’ont pas confiance à la justice, évidemment ils ne seront pas encouragés à investir. Or, il arrive très souvent qu’un client de la banque qui a tort gagne le procès contre la banque. Monsieur le ministre d’Etat à la justice, la réforme est extrêmement importante. Il y a eu déjà des réformes, la création du conseil supérieur de la magistrature, nous sommes en train de créer le tribunal du commerce. Mais nous ne devons pas être fiers de ce que nous avons fait. Nous devons surtout voir qu’est-ce qui nous reste à faire.



Favoriser le climat des affaires



« C’est bien de gagner 18 places. Mais 150 c’est très loin (la Guinée est classée 150ème par le Doing Business, dlar). Si vous disiez que la Guinée est 50ème, on peut être fiers. Donc ce n’est pas le bond qui compte, mais d’où on vient. Alors où on doit aller ? C’est vrai aussi que le retard de la Guinée n’est pas un phénomène divin. Nous aurons à nous expliquer pourquoi la Guinée qui est dotée de tant de richesses et qui était de la colonie française. Il faut que la jeunesse comprenne les raisons de ce retard. Mais ce n’est pas ça l’objet du débat aujourd’hui. Le débat aujourd’hui c’est quelles sont les réformes que nous allons faire au niveau de l’Etat pour créer les conditions les meilleures à l’investissement privé mais aussi pour le changement d’esprit des hommes d’affaires guinéens.



L’industrialisation, plutôt que le commerce



« Pendant longtemps les hommes d’affaires guinéens se sont cantonnés dans le commerce, ce qui est facile : l’import-export, gain rapide mais qui ne développe pas un pays. Pour qu’un pays se développe il faut qu’il produise ce qu’il consomme. Nous devons produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. C’est ce qui développe un pays. Un pays ne peut pas se développer sans industrialisation. Il est vrai qu’il y a beaucoup d’handicaps. D’abord l’énergie. Un pays ne peut pas se développer sans l’énergie. Donc s’il n’y a pas d’énergie efficiente. Et si les entreprises doivent fonctionner à coup de groupes électrogènes, elles ne seront jamais concurrentielles. Nous avons fait beaucoup de projets et nous continuons à le faire parce que le barrage de Souapiti est en construction, l’appel d’offre du barrage de Koukoutamba est en dépouillement, l’étude de faisabilité du barrage de Fomi est terminée. Tout cela, sans compter l’énergie solaire.



Construction d’infrastructures routières



« Le deuxième obstacle c’est les routes. Il est difficile de se développer s’il n’y a pas de routes. Il est vrai que nous avons beaucoup de retards dans les routes, mais là aussi le gouvernement s’en est occupé. La route de Coyah-Forécariah va commencer en février, le financement de la route nationale Kouroussa-Dabola est assuré par la BID et Coyah-Dabola par l’accord stratégique que nous avons signé avec la Chine. Cet accord stratégique a comme objectif les infrastructures, c’est-à-dire les routes, les chemins de fer, l’énergie.



Construire des usines de transformation de la bauxite



« Mais le développement de la Guinée ce n’est pas les mines. Bien sûr, il n’est pas anormal que nous ayons la moitié des réserves mondiales de bauxite et que nous ayons seulement 7% du marché. C’est pourquoi aujourd’hui nous sommes devenus le premier exportateur de bauxite. Mais pas seulement la bauxite. Nous avons dit aux entreprises minières, qu’à partir d’un certain tonnage, elles doivent développer une usine d’alumine. Ce qui est le cas de Mining aujourd’hui qui a déjà eu le financement pour faire à la fois la raffinerie et le chemin de fer. Mais nous ne voulons pas non plus que le chemin de fer soit fait de façon anarchique, que chaque entreprise fasse son chemin de fer. C’est pourquoi nous remercions la Banque mondiale pour les travaux qu’ils sont en train de nous faire pour faire les couloirs afin que les sociétés minières se mutualisent pour faire le chemin de fer à partir de ce corridor pour que chacun ne fasse pas n’importe quoi.



Opportunités de financement



« Souvent, les hommes d’affaires guinéens ne savent pas les procédés de financement. C’est seulement, lors d’un voyage à Djeddah, Kaba Guiter ou bien El hadj Kègnèko ont su que la BID finance le privé. Alors que la BID finance le privé depuis longtemps […].



Lors de la table ronde à Paris, en plus des financements qu’ils ont déjà assurés, Afrexim Bank dégage 800 millions de dollars pour le financement des entreprises privées. Donc en dehors de la SFI, de l’Afrexim Bank, de la BID, vous avez aujourd’hui beaucoup de sources de financement. Mais il faut reconnaitre que Etat et les hommes d’affaires guinéens ont un handicap, c’est la capacité de présenter des dossiers bancables. Nous sommes en train de rehausser au niveau de l’Etat. Nous avons signé dernièrement un accord avec la Côte d’Ivoire. Le 8 janvier, nous allons envoyer 21 cadres de haut niveau qui vont travailler pendant un mois sur les projets et qui vont revenir pour nous accompagner. Et nous allons transformer l’ACGP en bureau d’études. Donc nous allons donner la capacité de faire des études bancables afin que les 20 milliards que nous avons eu avec la Chine ou les 21 milliards que nous avons obtenus à Paris soient effectivement consommés dans le cadre du plan quinquennal (PNDES, ndlr). Mais il est important aussi qu’on accompagne et que nos amis de la SFI nous accompagnent pour aider les hommes d’affaires guinéens à monter des dossiers bancables.



Aujourd’hui ce n’est pas l’argent qui est difficile à avoir. Il y a l’argent. Mais c’est des projets bancables. S’il y a ces projets, alors vous aurez le financement. Le financement n’est pas difficile.



Se tourner vers l’agrobusiness



« Je voudrais dire qu’il y a déjà beaucoup d’évolutions. Nous avons dit que nous ne voulons pas exporter anacarde brut. Il y a déjà l’usine d’anacardes qui a commencé à produire une deuxième. Ensuite, avec la BAD, nous allons faire des plateformes agricoles cette année, c’est-à-dire l’agrobusiness. Production, transformation, commercialisation. C’est-à-dire que la BAD va nous accompagner à créer des infrastructures, c’est-à-dire les routes, l’eau, l’électricité, l’école, etc. pour permettre à des investisseurs privés de faire une agriculture moderne, c’est-à-dire des grandes surfaces avec des matériels plus modernes, c’est-à-dire des tracteurs, moissonneuses, etc. mais aussi en accompagnant les petits producteurs. Mais ce ne pas seulement produire, mais transformer aussi les produits industriels et commercialiser. Nous avons prévu, il y a une mission de travail avec la BAD en janvier, de faire 7 plateformes. Une plateforme en Basse Guinée basée sur les fruits, le riz, etc. Une plateforme au Fouta basée sur les agrumes, les tubercules comme les pommes de terre, etc. Une plateforme en Haute Guinée basée sur le riz, l’anacarde. Une plateforme en Forêt basée sur les cultures de rente, café, cacao, palmiers à huile et le riz. Et enfin, nous allons avoir bientôt une usine construite par un privé à Banian sur la canne à sucre. La canne à sucre peut permettre de produire de l’énergie. Et on est à côté du fleuve Niger. Donc il y aura une plateforme spéciale qui sera appuyée sur l’usine de canne à sucre, puisqu’on peut utiliser la canne à sucre pour faire l’énergie. Ensuite il y a le fleuve Niger. Donc voilà les différentes possibilités.



Ensuite, nous sommes en train de négocier avec des régions en Chine, pas l’Etat chinois mais des régions afin de créer des zones industrielles. Ça veut dire que nous travaillons pour que certaines entreprises chinoises comme l’industrie textile soient délocalisées chez nous. Puisque nous avons accès aux marchés de prêt, mais aussi à l’agora. Ce qui peut nous permettre d’utiliser la technologie chinoise qui est connue, leurs mains d’œuvres pour créer ces zones industrielles. Ce qui est différent de la zone économique de Kaloum. Nous sommes aussi accompagnés par nos amis du Japon dans le cadre de l’agriculture avec le riz nerika mais aussi de la pisciculture.



« Donc il ne s’agit pas seulement d’encourager les hommes d’affaires. Pour avoir un industriel véritable il faut aussi les petites et moyennes entreprises. C’est pourquoi, pour que la jeunesse ne se laisse plus manipuler pour être mis dans la rue. Il faut leur créer des emplois. C’est pourquoi nous sommes en train de créer des groupes d’intérêts économiques. Vous avez vu déjà la pêche avec les bateaux. Mais aussi, nous avons créé une société anonyme avec un capital de 100 milliards GNF parce qu’il ne suffit pas seulement de mettre des outils à la disposition des jeunes. Il faut les accompagner par le moyen d’un financement. Non seulement nous allons faire 500 barques, parce que nous avons aussi un problème aujourd’hui dans la pêche. Ils ont dit que la pêche artisanale est réservée uniquement aux nationaux ou aux membres de la CEDEAO. Mais nous avons beaucoup d’étrangers qui utilisent les jeunes guinéens en leur donnant des pirogues, mais ce n’est pas la pêche artisanale. C’est un détournement de la pêche artisanale. En plus il y a des bateaux qui ont plus de trois ans, qui sont finis. Nous allons mettre à la disposition des jeunes guinéens à Conakry et dans toutes les régions maritimes des barques qui durent 15 ans et nous allons les accompagner par le financement. C’est la même chose pour les femmes. Vous avez déjà vu ce qu’elles sont en train de faire pour le fonio. Sur 600 mille tonnes produites en Afrique de l’Ouest, la Guinée produit 400 mille. Mais nous n’en bénéficions pas, parce qu’on achète le produit à 7 mille GNF aux femmes et on le revend à 30 mille ou 40 mille GNF. Pourquoi ? Nous même, nous allons maintenant transformer.



La Guinée a d’immenses potentialités. La preuve, ce sont des artisans guinéens de Faranah qui ont fabriqué deux machines pour décortiquer et étuver. Les femmes savent que le fonio, le plus difficile c’est cela. Aujourd’hui les femmes guinéennes ne souffriront plus pour piler. Les machines vont tout faire. Le reste c’est de laver et de pré-cuir. Donc au lieu de vendre à 7 mille elles vont vendre à 20 mille. Ce n’est pas seulement dans le domaine de fonio. Diakagbè Kaba a signé un accord avec Dubaï pour l’extraction du miel guinéen. Tout ça nous sommes en train d’organiser pour que toutes ces capacités des femmes guinéennes qui sont extrêmement compétentes et qui ont beaucoup d’imaginations parce que beaucoup de nos voisins sont venus apprendre ici. Vous le savez très bien. Indigo c’est des Maliens qui sont venus apprendre ici. Pourquoi ils ont réussi à exporter sur les pays comme les Etats-Unis et pas nous ?



Au lieu de nous féliciter des progrès que nous avons accomplis, qu’est-ce qui nous reste à faire pour que réellement la Guinée soit une destination la plus recherchée en Afrique ? Parce qu’il ne s’agit pas d’être parmi les 10 les premiers. Il s’agit d’être parmi les 5 premiers. Il ne s’agit pas d’être 151ème, il s’agit d’être les 50 premiers. Voilà, quand vous en arriverez là vous pouvez vous applaudir.



Structuration des entreprises privées



« Aujourd’hui nous avons beaucoup de possibilités de nous transformer. Ça c’est au niveau de l’Administration. Faudrait-il que les entreprises privées que vous êtes aussi se donnent ces moyens. Suivez les conseils que je vais vous donner. Structurez-vous et parlez d’une seule voix. Mais non, chacun veut être patron. Il y a combien de patronats en Guinée ? Mais ça sert à quoi ? Donc si vous voulez qu’on vous accompagne, structurez-vous et parlez d’une seule voix. Si au niveau de l’Afrique, 54 Etats, nous arrivons à parler d’une seule voix aujourd’hui, comment un petit pays de 12 millions d’habitants comme la Guinée, les hommes d’affaires ne peuvent pas être dans une seule organisation plutôt que d’êtres éparpillés entre de multiples organisations. Certes, l’administration a des tares, mais les hommes d’affaires en ont plus. Donc, chacun de nous doit chercher à s’améliorer pour être dans de meilleures situations. Donc nous allons vous accompagner. Lorsque l’AGCP va devenir bureau d’études, elle va aussi aider nos partenaires privés à faire des projets bancables. Mais dans ce sens là aussi ce n’est pas seulement les hommes. Nous allons aider aussi les femmes à devenir de véritables femmes d’affaires.



Les causes de l’émigration



« Le grand problème de l’Afrique aujourd’hui, c’est le fait que nous ne concentrons pas l’essentiel de nos ressources aux couches les plus défavorables qui sont les jeunes et les femmes. C’est ce qui explique aujourd’hui, l’émigration. J’ai félicité le président du Ghana pour le discours qu’il a fait lorsque le président français est passé là-bas, c’est-à-dire il faut voir notre responsabilité. L’immigration, bien sûr il y a la responsabilité de ceux qui nous ont colonisés, mais il y a notre propre responsabilité parce que si nous ne gérons pas bien, nous gérons au profit d’une minorité qui s’accapare de tout, se faire des belles villas, envoient leurs enfants en France, aux Etats-Unis, etc. et qu’on laisse les jeunes, évidemment, nous créons aussi les conditions de l’émigration. Donc nous, les gouvernements africains, nous devons nous regarder en face pour voir nos responsabilités dans l’émigration. Nous devons aussi voir la responsabilité de l’Occident, pour qu’ils prennent leurs propres responsabilités. C’est ce qui va nous permettre de résoudre nos problèmes. Avoir confiance à nous-mêmes. On ne doit pas s’attendre à qu’est-ce la France va faire pour l’Afrique, ou qu’est-ce que Trump va faire pour X. Mais qu’est-ce que nous Africains nous allons faire pour l’Afrique ? Qu’est-ce que nous Guinéens nous allons faire pour la Guinée pour avancer notre pays ? Je pense que c’est bien qu’on ait avancé, mais voyons concrètement quelles sont les réformes qu’on doit faire ?



Fermeture de toutes les entreprises irrégulières



« Ensuite il ne faut pas qu’il y ait la complicité des hommes d’affaires guinéens. Parce qu’ils m’appellent pour me dire que la police a fait telle chose. Il y a beaucoup d’entreprises irrégulières dans la pêche, dans beaucoup de secteurs et qui sortent une mauvaise image de la Guinée. On doit les fermer. Et je l’ai dit aux hommes d’affaires, ce n’est pas la peine de m’appeler. Si les services, dont de la répression, ferment les usines, ils vont fermer beaucoup, ce n’est pas la peine de m’appeler pour me dire qu’ils n’ont pas respecté telle ou telle chose. Tous ceux qui sont dans l’irrégularité on va les fermer et assainir la situation. Nous avons un casino qui est en train d’être géré par un bandit. Pourquoi ? Alors soyez moins complices, s’il vous plait, de vos partenaires. Si nous voulons assainir, il faut assainir totalement. Le gouvernement est décidé à assainir, décidé à lutter contre le grand banditisme. Nous n’aurons pas d’état d’âme. Que ça soit très clair parce que la Guinée mérite d’aller plus loin.



Etre plus performant dans la CEDEAO



« Nous avons les ressources, nous avons les capacités, mais nous expliquerons pourquoi nous sommes en retard. Mais aujourd’hui il ne s’agit pas de dire pourquoi nous sommes en retard. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que nous soyons le plus performant de l’Afrique de l’Ouest ? Voilà le challenge. Nous avons la confiance… La Chine met 20 milliards de dollars à notre disposition. A Paris on a obtenu 21 milliards pour un pays de 14 millions d’habitants. Alors qu’est-ce que nous allons faire pour que concrètement nous puissions consommer les 21 milliards là dans le PNDES, et les 20 milliards pour faire nos infrastructures, car d’ici quelques mois la transformation du port va commencer. Nous allons avoir le métro-bus qui va permettre de désengorger Conakry. Donc nous allons commencer à appliquer Conakry 2040. Contrairement à ce que les gens pensent ce n’est pas en 2040 que ça va se faire. Ça va commencer en 2018 et continuer progressivement. Conakry c’est un bidonville. Tout le monde le sait. Donc pour que ça ne soit pas un bidonville il faut que déjà des maisons spéciales pour que les gens déménagent afin qu’on transforme la ville de Conakry. Si nous voulons faire les voiries, il ne faut pas qu’elles soient faites dans des routes qui sont faites au temps de la 2ème Guerre mondiale. Il faut des routes beaucoup plus élargies. Le gouvernement va prendre à bras le corps ce qui est de son domaine pour changer le pays.



Développer l’agriculture et l’élevage



« Mais l’essentiel c’est vous le privé parce que c’est en vous associant à nous, en vous intéressant aussi à l’agriculture… J’ai dit aux hommes d’affaires de faire face à l’agriculture. Si nous voulons faire des cultures modernes il ne faut pas attendre que ce soit seulement que des étrangers qui viennent pour faire un champ de 10 mille ha. Ensuite, l’élevage. Nous avons formé 21 jeunes vétérinaires au Maroc. Des Marocains sont là, on va commencer l’insémination ces jours-ci. Parce que nos bœufs pèsent à peine 200 kg. Qu’est-ce que vous pouvez faire avec ? Alors qu’au Maroc j’ai vu un bœuf qui pesait 1,5 t. Donc ça veut dire que les hommes d’affaires guinéens doivent s’intéresser à l’élevage, parce que pour le moment, dans l’agriculture comme dans l’élevage, nous avons l’élevage domestique. Mais il faut passer à l’élevage moderne et à l’agriculture moderne. C’est-à-dire des grandes superficies avec des moyens modernes, mais aussi un système d’élevage moderne. Les présidents sont venus ici plusieurs fois. Nous sommes en train travailler avec eux pour que nous puissions importer des veaux du Brésil et faire d’embouches ici. Mais ça ce sont des opportunités pour les hommes d’affaires. Comme je l’ai dit à Alsény Barry en 2011, je suis prêt à t’accompagner, pas dans le commerce mais si tu veux faire l’industrie. Et je dis ça à tous les hommes d’affaires guinéens que nous sommes prêts à les accompagner s’ils veulent s’investir dans l’industrie, l’agriculture, l’agro-industrie. C’est ça l’avenir de la Guinée.



Les Guinéens vont se lancer dans l’exportation de la bauxite



« Je suis fier de dire aussi que d’ici un mois des Guinéens, uniquement des Guinéens vont pouvoir exporter leurs premiers bateaux de bauxite. Ça veut dire que les Guinéens aussi sont capables comme les grandes sociétés d’exploiter la bauxite. Alors tout ça ce sont des possibilités. Il ne faut pas croire que seuls Rio Tinto, Chinalco peuvent exploiter la bauxite. Les Guinéens le peuvent. Vous allez voir bientôt le premier bateau partir. Ça veut dire que certains Guinéens ont compris qu’ils sont capables d’êtres des grands hommes d’affaires. J’espère que ces exemples vont servir tous les autres. Voilà ce qu’il faut nous dire. Il ne s’agit pas de nous complaire. Il s’agit de voir quel est le chemin qui nous reste à faire. Même si nous avons fait un long chemin, celui qui nous reste à faire est encore plus long. A quel rythme nous allons le faire. »





Source: Guineenews

 

 
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