 Politique 2/3/2018
La loi interdit à la commission électorale nationale indépendante (CENI), l’annulation des résultats définitifs des élections. En dépit de cela, elle demande aux parties aux communales du 04 février d’apporter leurs réclamations. Ce, après la publication des résultats définitifs.
Expliquant la démarche de son institution par le souci de promouvoir la paix et la quiétude sociale, Etienne Soropogui, Directeur des Opérations de la commission électorale nationale indépendante, rappelle que : «les lois sont certes importantes, mais rien ne vaut plus que la paix ».
Ainsi, l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée) premier parti à être reçu par la commission électorale nationale indépendante, le jeudi 01 mars, a contesté les résultats de neuf (9) circonscriptions électorales dont Dixinn, Matam, Matoto, Ratoma, Dubréka et Kindia.
Le principal parti de l’opposition estime également que les procès verbaux issus des bureaux de vote de quatre communes ont été, soit falsifiés ou écartés au niveau des commissions administratives de centralisation des votes. Il demande d’être rétabli dans ses droits.
Face à cette situation, la commission électorale nationale indépendante a décidé de confronter les procès verbaux détenus par le plaignant et ceux détenus par ses démembrements dans circonscriptions électorales citées. Cela a été programmé pour le mardi 06 mars.
D’après le président de la CENI, Maître Amadou Salif Kébé, à l’issue de l’examen des différentes réclamations, un document sera élaboré et adressé aux plus hautes autorités du pays pour décision à prendre.
A rappeler que l’UFDG demande l’annulation des résultats de ces élections « entassées de fraudes ».
Kovana SAOUROMOU |