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Elections locales : l’opposition exige la publication des « vrais résultats » sortis des urnes

 Politique
9/3/2018

 





L’issu du scrutin du 04 février dernier continue de diviser la classe politique guinéenne. Tous dénoncent des fraudes lors du vote et surtout au moment de la centralisation des résultats mais ne demandent pas les mêmes choses. Alors que l’UFDG réclame les « vrais résultats » sortis des urnes, le PEDN demande l’annulation des élections, pendant que le parti au pouvoir, grand vainqueur de ce scrutin, avertit qu’il n’est pas question de revenir sur les résultats déjà validés par la justice.


Face à cette situation, et surtout après le rétropédalage de la commission électorale nationale indépendante (CENI) qui voulait procéder à la confrontation des procès verbaux de vote, l’opposition dite républicaine, au terme d’une plénière, le jeudi 08 mars, a annoncé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays « pour que les vrais résultats sortent ».


Pour plus d’informations, voici le point de cette réunion fait par Alhousseini Makanéra Kaké, porte-parole :


« Nous avons tous apprécié la démarche du gouvernement et de la CENI qui avait compris et qui avait décidé, conformément à notre objectif de la paix, de réexaminer les procès verbaux, et avait demandé à tous les partis politiques et les listes indépendantes, et qui avaient des preuves probantes et des pièces à conviction, de les déposer à la CENI pour réexaminer. Nous avons été malheureusement très surpris d’apprendre avec la CENI qu’ils sont incapables de faire cet examen parce qu’il y a un problème de droit et que même matériellement, ils n’ont pas tous les PV. Ça c’est insulter l’intelligence des Guinéens.


Nous, on n’a jamais demandé de violer la loi. Si vous prenez la Constitution guinéenne, il y a un seul article qui parle de l’annulation, c’est l’article 33. Et, cet article complète et dit dès qu’il y a annulation, organisez d’autres élections. Si vous prenez le Code Electoral, à partir de l’article 80 et suivant, c’est clair. Tous résultats sortis des bureaux de vote, personne ne peut les modifier, et les PV sont dressés au moins en six exemplaires : les CACV, la CENI, l’Administration du territoire, les candidats engagés, le bureau de vote, puisque la loi dit qu’il faut y afficher le résultat. Et dans l’urne, on met les bulletins et on scelle. Il y a toutes les possibilités de retracer les voix. Mais, nous n’avons jamais demandé de violer la loi. Nous avons dit de respecter la loi.


On ne peut pas permettre à un Guinéen de dire qu’un autre Guinéen est parti voter et que ces voix là sont zéro. Ce n’est pas possible, surtout 5 mille voix. Si on accepte que des magistrats ou des cadres véreux sans scrupules déclarent certaines voix nulles et croiser les bras et rester à la maison, il n’y aura plus d’élections.


C’est pourquoi nous avons dit, à partir de cette déclaration de la CENI, que nous considérons comme une démission, nous reprenons nos manifestations.


A partir de lundi prochain, nous demandons à Conakry, une journée ville-morte.


A partir du mercredi, nous allons enclencher une série de manifestations qui concernera Conakry et toute l’étendue du territoire national.


Nous avons aussi examiné la situation catastrophique de l’enseignement élémentaire dan notre pays. En tant que partis politiques, nous ne pouvons rester insensibles à cette situation dramatique.


Aujourd’hui, ils sont entrain de détruire le système éducatif en disant qu’il n’y en a pas suffisamment pour payer la revendication des enseignants. Ce qui est absolument faux. Si Alpha Condé réduisait même de moitié, ses voyages, le problème serait régler. Sans compter les importantes sommes d’argent qu’on envoi un peu partout ailleurs.


Le plus choquant est que des directeurs ont été épinglés ici. Ils ont volé près de 30 milliards de francs guinéens. Parce qu’ils sont du RPG, on les a applaudis. Les pauvres enseignants qui demandent le minimum pour pouvoir soutenir leurs familles, on dit qu’il n’y a pas d’argent. C’est pourquoi nous leur accordons notre soutien et nous exigeons que le gouvernement trouve la solution le plus tôt possible pour permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école.


Par rapport à la situation qui se passe à la Cour Constitutionnelle, vous savez que le président Kéléfa Sall a une fonction inamovible, il est élu pour 9 ans. Depuis qu’il a dit au président de la République de ne pas écouter les sirènes révisionnistes, il y a une guerre avec Alpha Condé qui veut tripatouiller la Constitution puisqu’il veut faire un 3ème mandat. C’est pourquoi, tous ceux qui aiment la démocratie et la Guinée, ceux qui aiment la paix, doivent soutenir ce monsieur là, pour ne pas qu’il soit vaincu par des gens qui veulent détruire notre pays. Nous lui accordons notre soutien. Ce n’est pas lui que nous soutenons, c’est la légalité que nous soutenons. La légalité qui veut qu’il soit là, parce que c’est lui qui constitue le verrou. Mais, nous disons au professeur Alpha Condé et à ses conseillers, on ne peut faire sauter le verrou là.


Voilà ce que nous avons retenu et nous réaffirmons notre volonté notre détermination à faire en sorte que les vrais résultats soient publiés.


Nous nous tournons vers le président de la République, qui est le garant du fonctionnement normal de toutes les institutions, de prendre ses responsabilités pour que les vrais résultats sortent puisque nous n’accepterons jamais que quelqu’un qui n’est pas élu par le peuple soit là pour diriger ce peuple…. ».




Transcrit par Kovana SAOUROMOU

 

 
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