 Ratoma 14/8/2017
Le déguerpissement des occupants de la forêt classée de Démoudoula est arrêté mais c’est pour un moment. Il reprendra sous peu et devra se poursuivre jusqu’à au pont de Kaporo pour déblayer le cours d’eau qui constitue un bassin hydrographique de la commune de Ratoma, pour ceux qui connaissent la banlieue de Conakry. C’est en tout cas ce qu’indique Ibrahima Camara, Directeur National de l’Urbanisme et de l’Habitat.
D’après Ibrahima Camara, c’est pour des raisons techniques que les travaux de déguerpissement des occupants illégaux de la forêt classée de Démoudoula ont été suspendus. « On est en train d’effectuer un travail technique. Il faut rassembler l’ensemble des fonds du dossier : les plans d’aménagement que nous avons ; depuis le schéma directeur jusqu’à maintenant ; il faut les ressortir. Nous les avons caller à une image actuelle avec un vue satellitaire pour pouvoir caller les limites des plans d’aménagement sur la vue aérienne. Cela nous a permis d’établir l’ensemble des limites qui sont visibles sur le plan. Donc les techniciens viendront sur le terrain avec ce plan. Il sera donc facile d’identifier les concessions ou les occupations qui sont minimum tolérés. C’est cet exercice que nous sommes en train de faire et nous le faisons avec l’ensemble de nos services techniques. Donc ce n’est nullement un abandon lié à une quelconque considération. Les travaux reprendront dès qu’on aura terminé avec cette phase technique », explique-t-il.
Dans le même cadre, le Directeur National de l’Urbanisme et de l’Habitat fait savoir que son service a reçu une vingtaine de dossiers déposée par les personnes déguerpies et rassure que ces dossiers seront passés aux cribles pour déterminer s’ils sont légaux ou pas en vue d’une éventuelle indemnisation. « On a reçu une vingtaine de titres fonciers que nous sommes en train d’examiner. On les vérifie par rapport à nos plans et à nos lois et réglementations. Comme on l’a dit, toute la lumière se fera au tour de ces dossiers. A la suite de ces différents examens, tous ceux qui auront des dossiers ou actes d’occupation dans la légalité vont être indemnisés conformément à notre code foncier et domanial. La volonté du département est déjà affichée. Au du département, tout le gouvernement », fait-il savoir.
« Heureusement, dans ce qu’on a fait, on a minimisé la casse. Le plan prévoyait qu’on parte à plus de vingt mètres de là où nous nous sommes arrêtés. Mais on a dit compte tenu de la période, de prendre seulement le lit. La prochaine étape consiste à partir du premier pont jusqu’au pont de Kaporo. Et au delà, au niveau du port de pêche », indique Ibrahima Camara.
A souligner cette opération démolition de constructions anarchiques dans un domaine classé patrimoine de l’Etat, fait toujours couler beaucoup d’encre et de salive dans la capitale guinéenne.
Kovana SAOUROMOU |