 Dixinn 24/10/2017
La comparution devant le tribunal criminel de Dixinn des responsables et militants de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), en qualité de témoin, dans le procès du meurtre du journaliste du site Guinee7.com et de la tentative d’assassinat de Bah Oury prévue ce lundi 23 octobre n’a pas eu lieu. A la demande de défense, le président du tribunal a décidé quelques minutes après l’ouverture de son audience, d’annuler la citation pour vice de forme.
Parmi les personnes citées à comparaître, il y a Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat à la cour et l’un des conseils des accusés du meurtre du journaliste Mohamed Koula Diallo et de la tentative d’assassinat sur la personne de Bah Oury. Or selon la loi qui règlemente la profession d’avocat en Guinée, pour convoquer un avocat régulièrement inscrit au barreau, il faut passer par le bâtonnier du conseil de l’ordre des avocats. Ce qui n’a été fait.
Autre cause de nullité de la citation à comparaître ce lundi 23 octobre 2017, la violation du code de procédure pénale en ce qui concerne la citation des personnes qui doivent comparaître en qualité de témoins. Le délai imparti à toutes les parties dans une affaire pénale pour dresser la liste des témoins qu’elles souhaitent citer à comparaître avant l’ouverture des débats au fond est de 60 jours. Ce délai a largement expiré a fait remarquer la défense.
Cela dit, le président du tribunal a donné la parole pour la suite de ses questions à la partie civile, en l’occurrence Amadou Oury Bah connu sous l’appellation de Bah Oury. Répondant à ces questions, la victime présumée de tentative d’assassinat a réitéré, tout au long de son intervention à la barre, ses accusations selon lesquelles, « Cellou Dalein Diallo qu’il a accueilli dans le parti qu’il a fondé est le commanditaire de la tentative d’assassinat contre sa personne ».
Bah Oury a insisté aussi sur le fait que le nommé Amadou Sow, un des gardes rapprochées de Cellou Dalein Diallo est l’auteur du coup de feu qui à défaut de l’atteindre a été fatale au journaliste.
Sans transition, le président du tribunal a appelé à la barre, le nommé Abdoulaye Diallo dit Cosa. Egalement partie civile dans cette affaire. Ce dernier en tentant de protéger Bah Oury, le 05 février 2016, jour fatidique, aurait reçu un coup poignard. Mais contrairement à Bah Oury, Abdoulaye Diallo n’a accusé d’être l’auteur du coup de poignard qu’il a reçu ni du coup de feu qui a été fatal au journaliste. Là où il l’a rejoint est qu’il venu avec trois personnes dont un journaliste.
Les avocats de la partie civile ont commencé à lui poser leurs questions. Mais le temps faisant défaut, le président du tribunal a ordonné l’arrêt des débats et renvoyé l’affaire au 30 octobre.
A rappeler que parmi les responsables et militants de l’UFDG qui devraient comparaître ce lundi 23 octobre 2017 en qualité de témoins, il y a entre autres, Cellou Dalein Diallo, Ousmane Gaoual Diallo, Bano Sow, Amadou Diouldé Diallo (Journaliste) et un certain Ibrahima Diallo di Grenade. Un avocat de la partie civile nous a confié qu’ils vont dans les heures ou jours à venir et pour la manifestation de la vérité, reprendre la citation à comparaître dans le respect des règles de la procédure pénale
Kovana SAOUROMOU
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