9/3/2018
Les manifestations de femmes et de jeunes réclamant la réouverture des classes fermées depuis le 12 février dernier, suite à la grève des enseignant du pré-universitaires, se sont poursuivies à Conakry malgré la promesse du président Alpha Condé de « prendre ses responsabilités ».
La circulation a de nouveau été perturbée, le jeudi 08 mars, par des manifestations d’élèves et parents d’élèves qui ont dressé des barricades le long des principaux axes routiers de la capitale, notamment à Sangoyah et à Gbessia, sur l’autoroute Fidel Castro ; Sonfonia et Cimenterie sur l’autoroute Le Prince.
En marge de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, le président de la République, en réponse à cette demande pressante, a promis « qu’après avoir fini d’écouter la majorité silencieuse, un remaniement ministériel sera fait pour nommer les ministres qui tiennent compte des préoccupations des populations ».
Le remaniement gouvernemental promis par le Chef de l’Etat n’est toutefois pas une des revendications du SLECG, le syndicat des enseignants qui appelé à la grève. Ce dernier demande principalement, une augmentation à hauteur de 40% du salaire des enseignants. C’est le collectif Mobilisation Citoyenne pour Sauver l’Ecole Guinéenne qui, constatant le manque de leardership et de responsabilité du Gouvernement pour trouver une issue favorable à la crise qui paralyse le secteur de l’éducation, demande au Chef de l’Etat de renvoyer celui-ci pour « manque de responsabilité dans la gestion des crises sociales en général et celle qui mine le secteur éducatif guinéen en particulier ».
Officiellement, il n’y a pour l’instant, aucune réaction à cette déclaration du Chef de l’Etat.
Kovana SAOUROMOU |