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Bus incendiés, pneus brûlés et citoyens dépossédés: Les raisons de la colère des jeunes de Yimbaya

 Matam
10/2/2015

 

Le calme est revenu ce mardi 10 février 2015, après une journée très mouvementée la veille, dans le quartier Yimbaya-Permanence (Matoto) où des jeunes en colère ont incendié deux bus, brûlé des pneus sur l’autoroute Fidèle Castro et empêcher les paisibles citoyens de regagner leurs différents lieux de travail.



Mais que s’est t-il réellement passé ce lundi 9 février jusqu’à ce que jeunes et forces de maintien de l’ordre public se livrent à de telles échauffourées ?



D’après les informations recueillies sur place, tout est parti de l’interpellation d’un imam de ce quartier par les services de sécurité. Selon des témoins, l’imam Soumah quittait la mosquée au petit matin de ce lundi 9 février pour son domicile quand il a été interpellé par des agents de la police.



C’est ainsi que des fidèles musulmans de ce quartier sont sortis pour demander le retour de leur imam. Dès 7 heures, des jeunes ont barricadé la chaussée, suivi de jets de pierres. Conséquences : la paralysie totale de la circulation sur l’autoroute Fidèle Castro et sur la route ‘’Le prince’’ jusqu’aux environs 12 heures.



Pour rappel, cette affaire remonte à la mi-janvier, selon Monsieur Kaba, président du Conseil de quartier de Yimbaya-Permanence que nous avons interrogé. D’après lui, c’est suite au décès de Karirm Camara, dans la concession de l'imam Soumah, il y a de cela trois semaines. Le défunt était venu du village malade pour se faire soigner chez sa soeur qui habite chez l’imam Soumah,. Mais deux jours après, il y est décédé.



« Informé du décès de jeune, nous (autorités locales) avons décidé de procéder à l’autopsie du corps à la morgue du CHU de Donka avant tout enterrement. », explique le président du conseil de quartier de Yimbaya. Le lendemain, poursuit M. Kaba, après l’autopsie, dans la nuit on m’informe que le défunt Karim Camara est décédé des suite d’Ebola. C’est pourquoi, une équipe de la croix rouge, avec ordre de mission, s’est rendue sur les lieux pour pulvériser le domicile de l’imam. Mais en vain.



Ce jour, d’après le président du Conseil de quartier, les agents de la croix rouge ont été sévèrement molestés par des citoyens au point que le coordinateur du comité de veille du quartier à eu une entorse au bras.



« Malgré toutes les négociations durant ces deux dernières semaines, la famille de l’imam s’est opposée à la pulvérisation, en vue de désinfecter la concession. », nous rapporte le président du quartier.



Ce lundi 9 février, l’arrivé de la force mixte, composée de polices et de gendarmes, avait pour but de chercher l’imam. Ce qui a provoqué un affrontement entre jeunes et agents de forces de maintien de l’ordre. Qui, il faut le souligner, ont réussi à rétablir l’ordre après de longues heures d’altercations avec des manifestants. Des témoignages indiquent également qu'il y a eu des interpellations sur les lieux et que « certains agents se seraient livrés à des pillages », témoigne un citoyen. Pendant des heures, les citoyens étaient terrés dans leurs concessions et des écoliers libérés pour rentrer chez eux.



Il n y a pas eu de pertes en vies humaines ni de blessés graves mais deux bus de la SOTRAGUI , qui n'ont rien à avoir avec cette affaire, ont été incendiés. Des citoyens se pleignent d'avoir été dépossédés de leurs biens...



Ce mardi 10 févier, même si le calme était revenu dans le quartier, les épaves des deux bus, les traces des pneus brûlés, les amas de prières et l’impressionnant dispositif de sécurité déployé au niveau des carrefours du quartier, témoignaient encore de la violence de la veille.



Ce qu'il faut signaler, c'est que dans la constructions d'un Etat de droit que nous crions à tout moment, la loi doit être appliquée surtout quand elle n'est pas respectée. Des gens qui se sont opposés à la pulverisation, aux mesures sanitaires et qui ont saccagé des bus de transport public doivent repondre à la justice. S'ils ne repondent pas à leurs actes, d'autres le feront demain. Comme cela se passe souvent en Guinée.



M. L. Yansané




 

 
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