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SPORTS

« Il faut traiter les entraîneurs locaux de la même façon que les expatriés », Amadou Diaby

 Football
30/3/2017

 



M. Amadou Diaby est le premier vice-président de la Fédération Guinéenne de Football (FGF). Nous l'avons eu juste après la rencontre des Lions indomptables du Cameroun - Syli national de Guinée à Bruxelles. Il nous parle des priorités de la nouvelle équipe de la FGF, du choix d'un coach local, la constitution d'une équipe nationale...



www.lexpressguinee.com: Dans le cadre des matchs amicaux réguliers de la FIFA, la Guinée vient de battre les lions indomptables du Cameroun, champions d'Afrique, sur le score de 2 - 1. Qu'est-ce que cette victoire vous inspire ?



Amadou Diaby: D'abord, je dirai que c'est une très belle victoire pour le moral de tout le peuple de Guinée. Cela fait plusieurs années que la Guinée n'avait pas battu le Cameroun. C'est notre premier match avec la Fédération Guinéenne de Football sous le leadership du Président Antonio Souaré. Pour nous, comme je l'ai dit plus haut, c'est une très belle victoire quand on sait que le Cameroun est champion d'Afrique, et surtout quand on sait aussi qu'on est entrain de construire une équipe nationale. Gagner face aux champions d'Afrique, pour nous est une très belle victoire.



Avant la rencontre des Lions Indomptables, la Guinée avait fait un match nul (2-2) face au Gabon au Havre en France. Que pensez de ce noyau ?



Je dirai que le match de Havre était un très bon match mais il y a eu quelques lacunes, un manque de concentration de la part de nos joueurs. Car chaque fois qu'on menait au score, les Gabonais revenaient aussitôt, et surtout au temps additionnel. C'est vrai aussi qu'il y a eu des erreurs de marquages sur le dernier but égalisateur des Gabonais. Ce sont ces petits réglages que le coach Lappé va très vite corriger, parce que c'est une nouvelle équipe qu'on est entrain de mettre en place. C'est n'est pas facile et nous allons donner le temps à l'entraîneur pour constituer cette équipe. Le Cameroun, avant la coupe d'Afrique des nations, était une jeune équipe. Ils ont constitué petit à petit cette équipe qui est devenue champion d'Afrique. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est d'aller à la base, travailler, constituer une jeune équipe comme on le fait maintenant. Pour cela, il faut donner le temps au temps. Il est important qu'on se donne la main, que le peuple de Guinée, les journalistes et tout le monde continuent à se donner la main afin d'aider cette équipe.



Au regard des deux matchs, on a l'impression que l'équipe a un problème de gardien de but...



Oui ! Je sais que nous avons de sérieux problèmes de gardien. Ce n'est pas pour rien qu'on organise des matchs amicaux. C'est de voir où nous avons des lacunes pour les corriger. La Guinée a toujours un problème de gardien ces derniers temps. Quand on regarde l'apprentissage du football à la base on constate la multiplication des ''Jeux de salon'' qu'on appelle aussi le ''Petit-bois'', ce qui ne favorise pas l'émergeance des gardiens. Pour corriger cela, c'est une urgence, nous avons déjà un programme mis en place par la Président Antonio Souaré pour former les gardiens de but. C'est pourquoi on a signé un partenariat avec la fédération marocaine de football. On essaye également de signer des partenariats avec différentes fédérations aussi européennes qu'africaines. Et notre première préoccupation est de former une belle équipe et pourquoi pas former de très bons gardiens.



C'est une nouvelle fédération qui vient de se mettre en place avec à la tête Antonio Souaré. Quelle sont vos priorités sachant l'état du football guinéen ?



D'abord le Président Antonio Souaré a mis en place un programme de quatre ans. Et il faut respecter ce programme. Je pense que notre problème au niveau de la fédération a toujours été un problème d'organisation. Le Président Antonio tient beaucoup à résoudre ce problème d'organisation. Il y avait aussi à la fédération un problème de gestion. Ce qui avait provoqué une crise en son sein. Donc, aujourd'hui nous n'avons pas droit de faire les mêmes erreurs que nos prédécesseurs. Tout le peuple de Guinée attend beaucoup de nous. Aussi, dans le programme du Président Antonio Souaré, un accent particulier est mis sur la formation. Il faut former les éducateurs, les entraineurs, les arbitres et surtout former les cadres qui vont gérer l'administration de notre football. Vous savez le football est un autre monde qu'il faut apprendre à gérer et nous sommes dans cette dynamique. Après le volet formation, il faut constituer une grande équipe de Syli national. C'est ça l'ossature de notre programme.



Le pésident de la FGF Antonio Souaré est favorable au maintien d'un coach local, notamment Kanfori Lappé Bangoura. Est-ce que ça veut dire que vous êtes favorable au football local ?



Vous n'êtes pas sans savoir que nous avons connu beaucoup de problèmes au niveau du football guinéen. Nous n'avons pas pu participer à la CAN du Gabon parce qu'on avait un entraîneur expatrié qui ne résidait même pas en Guinée. C'était donc très difficile pour la disponibilité de l'entraineur. C'est pourquoi le comité de normalisation a décidé, et c'était notre avis aussi, qu'il faut un entraîneur local qui sera disponible pour l'équipe. Quand on regarde la République Démocratique du Congo, elle a un entraîneur local, cela marche très bien. Il faut faire confiance aux entraîneurs africains, surtout leur donner aussi les moyens qu'on a l'habitude de donner aux expatriés. Quand on leur donne les moyens, on leur donne en même temps les conditions de travail qu'ils seront tenus aussi de respecter. S'ils ne respectent pas ces conditions ils partiront. C'est aussi simple que cela. Donc, moi je pense qu'il faut traiter les entraîneurs locaux de la même façon que les entraîneurs expatriés. Les entraîneurs africains sont aussi capables de donner un programme gagnant-gagnant à la fédération qui donne les objectifs à atteindre. S'ils ne répondent pas aux attentes, ils vont partir. Donc, il faut donner le temps au temps. Je crois que Lappé a fait ses preuves quand il était au CHAN. C'est vrai qu'il faut maintenant lui donner le temps parce que quand il est venu lors du match au Swaziland, il venait de prendre l'équipe il y a juste deux semaines. Il ne connaissait donc pas les jeunes. Maintenant on peut dire qu'il connaît l'équipe, il connaît les joueurs, essaye de constituer une équipe. Donc il faut lui donner le temps.



L'objectif immédiat c'est la CAN ou c'est la Coupe du monde de 2018 en Russie ?



Je dirai qu'il faut donner le temps au temps. Il faut être très prudent. C'est vrai qu'on a gagné aujourd'hui face aux Lions Indomptables, les champions d'Afrique en titre. Mais avec ce match amical, tout n'est pas encore parfait. C'est aussi vrai qu'il fallait le gagner pour le moral. Maintenant, on sait où nous avons des lacunes, il faut renforcer l'équipe, il faut vraiment travailler. On est dans une poule (Côte d’Ivoire, Guinée, Centrafrique, Rwanda) qui n'est pas facile, mais on n'a pas peur. Le match d'aujourd'hui nous rassure encore davantage. On ira en Côte d'Ivoire sans aucun complexe. Maintenant, il faut vraiment travailler. Pour revenir à ta question, je dirai que notre objectif est d'aller à la CAN de 2019 au Cameroun. On était absent à la CAN de 2017 au Gabon et la Guinée va organiser la CAN de 2023. Avant cette date notre objectif est de se qualifier pour toutes les CAN, afin d'avoir beaucoup d'expériences, être beaucoup plus présent pour bien aborder la CAN de 2023 chez nous en Guinée.



Votre équipe a presque été élue à l'unanimité. En tout cas on a l'impression que c'est une équipe soudée. A votre avis, est-ce que cela va taire toutes les contradictions internes à la FGF ?



Ecoutez nous avons déjà, et avant tout, un Président rassembleur qui est un père de famille, car il a les destinées de football d'un pays en main. Les 64 membres statutaires du pays vous ont élu pour un mandat de quatre ans. C'est donc une obligation de respecter ces membres statutaires mais aussi le peuple de Guinée. Tout le monde connaît Antonio Souaré, ce n'est un secret pour personne. Ce n'est pas un homme qui a brûlé les étapes, c'est pas un homme qui est venu par l'ascenseur. Donc aujourd'hui, je crois que sous son leadership, nous sommes obligés de travailler main dans la main. Et nous sommes dans cette logique. Antonio Souaré est un manager, quelqu'un qui aime et qui a la passion du football, qui veut faire avancer le football guinéen. Vous avez vu pour ce match amical, il a tout de suite penser à la population guinéenne. Au nom de la Fédération Guinéenne de Football, il a payé de sa poche pour permettre au peuple de Guinée de regarder le match en direct. Ce genre d'acte me touche personnellement car le peuple attend aussi beaucoup de nous. Je demande aussi à vous les journalistes de nous accompagner pour qu'on puisse enfin redorer le blason de notre football.



Un dernier mot M. le vice-président



D'abord, M. SACKO, je tiens à vous remercier pour m'avoir donné l'opportunité de m'exprimer pour la première fois avec vous. Ensuite, je demanderai au bon Dieu de protéger la Guinée pour que le peuple de Guinée soit toujours uni. C'est le football qui peut nous rassembler. Car la Guinée doit être une et indivisible. Que Dieu bénisse la Guinée !



Interview réalisée à Bruxelles par SACKO Mamadou


 

 
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