Actualités Africaines et Internationales

Côte d’Ivoire : le président Alassane Ouattara entend les revendications des mutins

9/1/2017

 




Le mouvement d’humeur des militaires s’est généralisé samedi dans d’autres villes, dont la capitale économique, Abidjan.




Des soldats dans les rues d’Abidjan, le 7 janvier.



Des soldats dans les rues d’Abidjan, le 7 janvier. CRÉDITS : ISSOUF SANOGO / AFP



Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, samedi 7 janvier, avoir accédé aux revendications de certains soldats à l’origine de mutineries, qui se sont étendues dans de grandes villes du pays, dont Abidjan. Lors d’une allocution télévisée, le chef de l’Etat a expliqué avoir pris en compte les demandes relatives « aux primes et à l’amélioration des conditions de vie ». Il a également demandé « à tous les soldats de regagner leurs casernes pour permettrel’exécution de ces décisions dans le calme ».




  • Conseil des ministres à Abidjan, rencontre avec les mutins à Bouaké



Un conseil des ministres extraordinaire avait démarré samedi en fin de journée à Abidjan, au retour de M. Ouattara, qui était en déplacement au Ghana, pour assister à l’investiture du nouveau président, Akufo-Addo.



A Bouaké, dans le centre du pays, le ministre de la défense, Alain-Richard Donwahi, s’est entretenu dans la journée avec les représentants des mutins. Selon un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) sur place, les militaires se sont mis en colère et l’ont empêché, ainsi que sa délégation, de quitter la résidence du sous-préfet en tirant des rafales de kalachnikov et d’armes lourdes. Il a fini par être libéré vers 23 heures. Ni le ministre ni les représentants des mutins n’ont fait de déclaration à leur sortie. Après sa libération, les militaires ont levé les barrages interdisant l’entrée de Bouaké.



Lors d’une intervention télévisée, vendredi soir, le ministre de la défense avait expliqué que les revendications des soldats étaient d’ordre corporatiste : « Ils réclament l’augmentation de salaires, la réduction du temps passé dans les grades et les éclaircissements à propos d’une supposée prime Ecomog [Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group – ou “Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cédéao”]. »




  • Un mouvement étendu à plusieurs grandes villes



A Bouaké comme à Korhogo, les tirs d’armes lourdes et automatiques ont repris dans la soirée. A Bondoukou, dans le nord-est, les habitants étaient confinés chez eux depuis 19 heures. Dans la journée, le mouvement d’humeur des militaires s’était également emparé de Man, la plus grande ville de l’ouest du pays.



Selon l’agence de presse Reuters et des sources locales de la BBC, les mutineries ont également commencé à toucher la capitale économique du pays, Abidjan. Les insurgés ont fait feu sur les bâtiments de l’état-major de l’armée, avant de s’engouffrer dans ceux du ministère de la défense, qui se situent juste en face.



En fin d’après-midi, l’AFP, citant des sources concordantes, faisait état de tirs entendus dans un camp militaire d’un quartier chic de la capitale économique. Des militaires ont bloqué l’accès à un grand carrefour situé à proximité de la caserne d’Akouédo et desservant plusieurs portions de la ville, provoquant d’importants embouteillages.



La ville de Bouaké a passé une première nuit sous le contrôle des mutins, au rythme des rafales de kalachnikovs, des rodéos de soldats encagoulés.



La ville de Bouaké a passé une première nuit sous le contrôle des mutins, au rythme des rafales de kalachnikovs, des rodéos de soldats encagoulés. CRÉDITS : SIA KAMBOU / AFP




  • « Nous avons l’impression de revivre septembre 2002 »



A Bouaké, le cortège terrestre du ministre de la défense – arrivé, lui, en avion – est resté bloqué par des insurgés à l’entrée sud de la ville, raconte un témoin. Le signe d’une tension perceptible dans une zone, qui a passé une première nuit sous le contrôle des mutins, au rythme des rafales de kalachnikov et des rodéos de soldats encagoulés. Le mouvement ne dispose pas encore de visage.



« Nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit. Nous avons l’impression de revivre septembre 2002 [début de la précédente rébellion armée dans le pays]. Ils font la loi, ne s’en prennent à personne, mais on ne sait pas quand tout cela va finir », rapporte, au téléphone, Berthé Fofana, enseignant dans cette localité.



A Bouaké, comme à Daloa et Korhogo passées sous le contrôle des mutins, commerces, banques et écoles sont fermés. A Odienné et Daoukro, ville de l’ancien président Henri Konan Bédié, le calme est revenu après une manifestation de soldats. Samedi, des camps militaires, comme celui d’Akouédo (dans l’est d’Abidjan), le plus grand du pays et de Taï (dans l’ouest, à la frontière avec le Liberia) ont tenu à se signaler en tirant des rafales en l’air.



A Abidjan, la peur s’est emparée progressivement de la ville. « Nous vaquons à nos occupations, sans trop allerloin de la maison. On voit les forces de l’ordre en patrouille pour nous rassurer, mais en Côte d’Ivoire, nous savons que tout peut aller vite. On reste donc prudents », confie, tremblante, Aline Bilé, une étudiante.



Les mouvements demeuraient, samedi, sans violence à l’égard des populations.



Source: Le monde



 

 
Express TV
Guinée: Le premier ministre Mamdy Youla dévoile l'ossature de son gouvernement à 31 ministères!
Dépêches
Mamadou FOFANA Vs Seinkoun KABA
L’inconséquence de la Cour Suprême de Guinée !
Express radio

Archives

Ce jour-là : le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi est tué aux abords de Syrte
Depuis l’amorce de la révolution libyenne, le pays est ravagé par la guerre civile...

Livraison en BELGIQUE et FRANCE
Grande Interview de Dr Ousmane Sylla
« Il faut que la communauté internationale décide d’annuler les dettes des pays touchés par Ebola »
Interview de Kerfalla Camara, PDG de GUICOPRES
« Nous investissons pour vendre l’image positive de la Guinée »
Il faut sauver la Guinée du multipartisme désintégrateur
Mon point de vue (Par Sidiki Kobélé Keita )
Coup de gueule
Des clarifications indispensables (Par Aly Bocar Cissé)
Interview de Sékou Souapé Kourouma avec le journaliste Bébel
« Je n’ai jamais été dans un mouvement armé quelconque avec Alpha Condé… »
REGIONS

Boké: Le préfet suspend jusqu'à nouvel ordre le conseil communal

Le gouverneur de Kankan invite la population de Siguiri à mettre fin à la violence et à respecter les décisions de Justice

Vindicte populaire à Siguirin: deux présumés bandits brûlés vifs par une foule en colère

Boffa : le sous-préfet de Mankountan en quête de bureaux et de logement

Réalisation des puits pétroliers en Guinée : démarrage des travaux avril 2017 (ONAP)

Guinée: Alpha Condé veut convaincre Chalco de construire un grand port à Boké en échange de la bauxite

Attaques à mains armées : Des présumés bandits armés neutralisés par des chasseurs à Siguiri

Macenta : un jeune de la vingtaine égorge sa mère à Bowa, il est à son tour lynché par la population

Attaque de la résidence du Préfet de Coyah: Le récit pathétique de son fils...

Enseignement : Les étudiants de Kindia confrontés à des difficultés d’ordre financier et pédagogique

Bannière