Bannière

Ce jour-là : le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi est tué aux abords de Syrte

Depuis l’amorce de la révolution libyenne, le pays est ravagé par la guerre civile...

19/10/2016

 



Acculé, Mouammar Kadhafi a fui Tripoli à la fin d'août 2011. Devant l'avancée des forces rebelles libyennes, un dernier bastion résiste : Syrte, la ville natale du "Guide". Mais au matin du 20 octobre, un mystérieux convoi s'élance vers le sud...



Depuis l’amorce de la révolution libyenne, le 15 février 2011, dans le sillage des Printemps arabes, la Libye est ravagée par la guerre civile. Alors que la capitale, Tripoli, est définitivement tombée le 27 août aux mains des milices rebelles, les combats font désormais rage aux abords de Syrte, où les derniers soldats loyalistes font face à la suprématie aérienne des avions de l’OTAN. Ceux-ci ont fini par se retrancher dans un quartier qu’ils tiennent à bout de bras : le District 2.



Dans des conditions de vie précaires, le « Guide » et ses soutiens passent de maison en maison pour échapper aux bombardements et tirs de mortiers des rebelles. Tandis que la pression s’accentue, ils se décident à jouer leur va-tout. Et, à l’aube de ce 20 octobre 2011, ils tentent de quitter la ville.



C’est le quatrième fils du « Guide », Mouatassim Kadhafi, qui est en charge de l’opération d’exfiltration. Un convoi impressionnant d’environ 50 véhicules chargés d’essence, d’armes et d’argent prend alors la route du Sud vers une destination inconnue, probablement le Niger.



Les yeux du ciel



Les 4X4 roulent à vive allure. Ils transportent près de 250 personnes dont bon nombre ne se doutent sans doute pas de la présence de Kadhafi parmi eux. Mais la longue file de bolides n’échappe pas aux « yeux du ciel ». Après qu’un drone américain a repéré les véhicules et tiré un premier missile, un avion de chasse français de l’OTAN tire deux missiles vers la colonne motorisée. Une vingtaine de véhicules sont instantanément réduits en poussière.



Les raisons du bombardement restent obscures, puisque l’OTAN affirmera ne pas avoir suspecté la probable présence du « Guide » à la fin du convoi. Ce dernier et ses plus proches collaborateurs sortent d’ailleurs indemnes des multiples explosions. Mais ils n’échapperont pas à la véritable chasse à l’homme qui va s’ensuivre. Escorté et accompagné par ses derniers fidèles (notamment son fils Mouatassim, Abu Bakr Younès, son ministre de la Défense, et Mansour Dhao, le chef de sa sécurité personnelle), Kadhafi s’enfuit vers des villas abandonnées qui jouxtent la route.




Pistolets plaqué or aux poings, vêtu d’un gilet pare-balles et d’un casque, le « Guide » semble prêt à vendre chèrement sa peau






Pistolets plaqué or aux poings, vêtu d’un gilet pare-balles et d’un casque, le « Guide » semble prêt à vendre chèrement sa peau. Lui et ses sbires sont retranchés dans une habitation vide, mais ils viennent d’être repérés par des troupes rebelles. Les premiers salves de mortiers s’abattent déjà sur leur cachette quand Mouattassim Kadhafi crie à son père : « Je vais te sortir de là », avant de se lancer dehors avec une escouade d’une dizaine hommes pour tenter de trouver une issue. Ce seront les dernières paroles qu’ils échangeront.



Au bout du tunnel



Le dernier acte approche. Quelques minutes après le départ de son fils, Kadhafi et ses derniers fidèles courent en direction de tubes en béton servant à drainer l’eau sous une route. Alors que le « Guide » s’enfonce inexorablement dans une bouche d’évacuation, les miliciens de Misrata font leur apparition. Dans un dernier geste de défense, l’un de ses gardes du corps jette des grenades en direction des rebelles. L’une rebondit contre la paroi et blessera le « Guide » à la tempe.



La mort de Kadhafi, qui intervient quelques instants plus tard, reste entourée de mystère, tant de nombreuses versions sont avancées. Quelques vidéos prises sur le vif au moyen de téléphones portables montrent un homme encore en vie mais hagard et violemment pris à parti par une nuée de miliciens qui crient « Misrata ! », pour signifier le martyr qu’a infligé Kadhafi à cette ville, bastion de la révolution libyenne. Aucun supplice ne sera épargné à l’homme qui gouverna la Libye d’une main de fer pendant 42 ans : crachats, arrachage de cheveux, coups et bien pire encore…





Par pour Jeune Afrique


 

 
Express TV
Guinée: Le premier ministre Mamdy Youla dévoile l'ossature de son gouvernement à 31 ministères!
Dépêches
Mamadou FOFANA Vs Seinkoun KABA
L’inconséquence de la Cour Suprême de Guinée !
Express radio

Archives

Ce jour-là : le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi est tué aux abords de Syrte
Depuis l’amorce de la révolution libyenne, le pays est ravagé par la guerre civile...
Politique
UFDG : Cellou Dalein a t-il vraiment trouvé une perle rare pour remplacer Bah Oury?
Interview de Kerfalla Camara, PDG de GUICOPRES
« Nous investissons pour vendre l’image positive de la Guinée »
Il faut sauver la Guinée du multipartisme désintégrateur
Mon point de vue (Par Sidiki Kobélé Keita )
Coup de gueule
Des clarifications indispensables (Par Aly Bocar Cissé)
Interview de Sékou Souapé Kourouma avec le journaliste Bébel
« Je n’ai jamais été dans un mouvement armé quelconque avec Alpha Condé… »
REGIONS

Guinée/Sierra Leone: Comment le trafic de cannabis a été atténué au poste frontalier de Pamelape (Forécariah) ?

Coyah : le pont Kaaka, une fierté pour les populations de la localité et des usagers de la route

Coyah: Le Président Alpha Condé inaugure le pont Kaaka

Infrastructure routière : le président Alpha Condé inaugure ce jeudi le pont de KK

Boké : le Commissariat de Police de Kamsar saccagé par des jeunes manifestants contre le manque d’électricité

Crise de viande bovine à Boké : un taurillon s’achète entre 3 et 4 millions GNF, des boucheries fermées

Mamou-Justice : Il écope de sept ans de prison ferme pour avoir tué un gendarme et blessé un autre

Boké: lancement des études de faisabilité de la contournante, financée par le Gouvernement guinéen

Mœurs: Cellou Dalein Diallo s'est remarié avec une sœur au Grand Imam de Labé !

Guinée: Un Imam trouve la mort en pleine prière

Bannière