Mamadou FOFANA Vs Seinkoun KABA

«Il faut des bons cadres, de très haut niveau, dans nos ambassades essentielles»

16/8/2012

 

Dans cette interview, le Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de Guinée à Bruxelles, aborde des questions de la diplomatie de développement avec ses exigences, des enjeux du 10ème FED, de la responsabilité de l’élite guinéenne dans l’évolution du pays, du regard de l’Union Européenne sur la Guinée, des Guinéens de la Belgique…

Lexpressguinee.com: Merci Excellence. Vous n’êtes plus à présenter mais essayer quand même pour nos lecteurs?

Son excellence Dr Ousmane Sylla: Merci de m’avoir donné cette opportunité. Je m’appelle Ousmane Sylla. J’ai étudié en Allemagne, où j’ai travaillé dans une grande société (SIEMENS) avant d’être appelé à de très hautes fonctions en Guinée où j’ai occupé des postes ministériels. Depuis 1986, j’ai été ministre des Ressources Naturelles, Energie et Environnement ; ministre de l’Industrie, ensuite ambassadeur de Guinée en Afrique du Sud. C’est moi qui ai ouvert notre ambassade à Pretoria. J’ai eu la chance de rencontrer et Nelson Mandela et Tabon M’Béki. J’ai même fait venir ce dernier en Guinée. J’ai été également Recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Un poste qui a été très important pour moi. La vie avec les étudiants n’a jamais été facile, mais ça été une grande expérience dans ma vie. De là, je suis devenu Consultant International dans le secteur des Mines et de l’Energie. En cette qualité, j’ai travaillé avec l’Union Africaine, l’Union Européenne, en animant des conférences sur le secteur minier et énergétique africains. J’ai donc eu la chance quand son excellence Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée, a fait appel à moi pour me nommer comme ambassadeur à Bruxelles auprès des pays du BeNelux et de l’Union Européenne. Ici, je tiens d’abord à exprimer mes vifs remerciements à monsieur le Président de la République de m’avoir choisi pour occuper cette très haute fonction qui est éminemment stratégique vu nos relations avec les 27 pays de l’Union Européenne.

Après votre nomination à l’ambassade de Guinée à Bruxelles, en venant occuper ce poste quel était votre sentiment et quel a été votre premier constat?

Dieu merci, comme j’ai une expérience dans le secteur privé en Allemagne mais aussi une grande expérience dans le secteur public en Guinée avec les différents postes que j’ai occupés. Donc, je suis venu sans préjugés à Bruxelles. J’ai tout d’abord dit au personnel de l’ambassade que je suis quelqu’un qui aime le travail en équipe. J’ai réuni mon équipe, on a fait un premier constat, et j’ai donc demandé à ce que nous nous donnions la main pour travailler dans l’intérêt supérieur de la Guinée. Ce qui a été un message très important. J’ai exigé, ce qui n’existait pas le cas à l’ambassade ici, qu’il y ait des réunions de staff. On a voulu des réunions quotidiennes mais enfin de compte, nous avons décidé à ce que chaque vendredi, nous nous retrouvions pour faire le bilan de la semaine écoulée, projeter les activités pour la semaine à venir. Donc chacun sait ce qu’il doit faire dans son domaine. Nous nous sommes repartis des tâches, et puis des thèmes des ministères en Guinée. Donc, j’ai fait ce travail rationnel. J’ai en tout cas motivé l’équipe. Voilà mon premier constat. Mais le deuxième constat, c’est que j’ai trouvé la résidence de l’ambassadeur dans un état pitoyable, délabré, non équipé, et rien ne marchait. Donc j’en ai parlé aux autorités guinéennes qui étaient informées de la situation. Grâce à l’appui de son excellence monsieur le Président de la République et de son gouvernement, j’espère que petit à petit nous allons essayer de rénover cette résidence et équiper un peu mieux la chancellerie. Parce que ce sont deux vitrines de la République de Guinée, il ne faut pas qu’elles soient dans des états lamentables. Voilà le constat général que j’ai fait.

Avez-vous eu un premier contact avec l’Union européenne ?

Je suis là depuis un mois. J’ai pu être reçu à l’Union Européenne, au ministère des Affaires Etrangères. J’ai été reçu et présenté officiellement au groupe des pays ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique). C’était un accueil très chaleureux. J’ai même tenu un discours de plus de vingt minutes, qui a été beaucoup apprécié, pour donner le programme du Président de la République et de notre gouvernement. J’ai rencontré aussi l’Union Africaine, parce que l’Union Africaine prend beaucoup de poids actuellement à Bruxelles. Et là aussi, j’ai eu une séance de travail ainsi que la CEDEAO, qui est représentée ici par un de nos compatriotes. Donc les contacts se sont très bien passés. Et je remercie ici les ambassadeurs de la CEDEAO qui m’ont tous reçu et m’ont réservé un accueil à l’aéroport. Et, je leur ai rendu visite un à un. Partout, j’ai trouvé un accueil chaleureux, les bras ouverts. Tous les ambassadeurs des pays de la CEDEAO sont prêts à m’aider, à guider mes pas, à donner des conseils qu’il faut. Il y a une grande solidarité ici entre les ambassadeurs.

Après ces différents rencontres, quelles impressions les partenaires au développement ont de la Guinée, quels regards portent-ils aujourd’hui sur ce pays ?

Par tout où je suis passé, tout le monde a félicité son excellence monsieur le Président de la République pour ce qu’il a fait en dix huit mois. C’est énorme. Il a ouvert de grands chantiers. Il ne faut pas nier quand la réalité est là. Quand quelqu’un fait un bon travail, il faut le reconnaître. Ils m’ont donné seulement une préoccupation, qui d’ailleurs est l’une des grandes préoccupations du gouvernement aussi. C’est l’organisation des élections législatives. Il faudrait maintenant que le Guinée sorte de cette transition. Le Président de la République l’a dit à Paris et partout où il est passé, qu’il veut aller aux élections le plus rapidement possible. Donc, il nous faut d’abord un chronogramme pour ces élections. Qu’on sache exactement quand est-ce que la liste électorale va être révisée, comment les démembrements de la CENI vont être installés, comment la CENI va travailler et à quelle date exactement les élections vont se tenir. Donc, il faut ce programme. Et l’Union Européenne, vraiment je dois l’avouer, est disposée à aider la Guinée. Elle a aidé la Guinée dans le passé, elle veut continuer à aider la Guinée. Cette Union Européenne a confiance au chef de l’Etat et au gouvernement de la République de Guinée. Je pense que la dernière mission du FMI et de la Banque Mondiale à Conakry, que j’ai suivi à la télé guinéenne les résultats, a été positivement appréciée ici au niveau de l’Union Européenne. Parce que c’est le FMI, en tant qu’Institution, qui a déclaré que la Guinée a fait d’excellentes performances. Je pense que c’est une excellente note pour le pays. Ça veut dire que si Dieu le veut nous atteindrons le point d’achèvement du programme PPTE, en passant devant le Conseil d’Administration du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Si d’ici là aussi nous pouvons arriver à donner un chronogramme des élections, je peux vous rassurer que l’Union Européenne fera tout, parce que les dossiers sont déjà prêts, pour que nous puissions signer les documents pour le 10ème FED, le plutôt possible. C’est-à-dire, si d’ici fin septembre, nous avons le chronogramme clair, j’arrive, en tant qu’ambassadeur, à le communiquer officiellement à l’Union Européenne, nous pouvons organiser une cérémonie de signature des documents ayant trait au 10ème FED durant le mois de septembre ou en octobre 2012. Cela veut dire que, si Dieu nous aide et que tout aille bien, nous allons vers deux grands succès pour le pays. Le premier succès, c’est le passage devant le Conseil d’Administration du FMI pour le programme du PPTE, et le deuxième succès serait la signature du 10ème FED. Ce serait, malgré que nous soyons des musulmans, un grand cadeau de Noël que le gouvernement et le chef de l’Etat vont offrir au peuple de Guinée.

Mais en Guinée on n’a l’impression que les leaders et les partis politiques n’agissent pas pour sortir vite de la transition...

C’est justement dans ce sens que je lance un appel solennel et pressant à tous les leaders politiques des tous les partis politiques, de mettre de côté cette lutte fratricide pour la conquête du pouvoir, qui ne sert à rien, pour que tout le monde se donne la main, qu’on dise ce n’est pas pour telle ou telle personne que nous allons avoir le FED, que nous allons atteindre le pont d’achèvement du PPTE, mais c’est pour le peuple de Guinée. Vraiment tout leader conscient aujourd’hui en Guinée doit savoir qu’il a ce rôle historique à jouer. Mettons de côté ces querelles pour la conquête du pouvoir, cette haine, voyons l’intérêt du peuple et donnons-nous la main pour atteindre ces deux objectifs qui sont essentiels pour le peuple de Guinée. Et ce serait vraiment positif pour tous ces leaders, pour tous ces partis politiques, pour tous ceux qui sont actifs dans la politique aujourd’hui en Guinée, que l’histoire puisse les juger un jour, que devant cet enjeu historique qui est le FED et le point d’achèvement du PPTE, les Guinées ont su se retrouver, ont rempli toutes les conditions pour atteindre ces deux objectifs. Ce serait un mérite historique. Mais si nous continuons à faire ces luttes fratricides, à souhaiter, ce qui est très grave, à ce que la Guinée n’atteigne pas ces deux objectifs, je pense que ce serait une condamnation que l’histoire fera de tous ceux qui sont actuellement acteurs politiques. Qu’il s’agisse du pouvoir ou opposition. En résumé, c’est ce que j’appelle : « L’appel de Bruxelles » C’est un appel pressant, le temps passe vite, nous n’avons plus qu’un mois, celui du septembre. Il est temps donc que ce chronogramme soit clair et net, que nous puissions le communiquer à l’Union Européenne pour que la Guinée puisse bénéficier du programme du 10ème FED. Parce que le 10ème FED prend fin en fin 2013. Nous n’avons rien tiré encore à part le volet de l’enveloppe B, qui s’occupe des problèmes sociaux. Mais concernant les infrastructures et tout ce qu’il y a comme financement, nous n’avons rien touché encore tant que les documents ne sont pas signés. Donc, il est vraiment temps que chacun mette de l’eau dans son vin, qu’on voit l’avenir du pays, et qu’on cesse ces petites querelles. Quand on a été ministre, Premier Ministre, haut cadre du pays, chacun de nous a une responsabilité. Nos paysans, à l’intérieur du pays, ne sont pas liés à ces petites querelles. Ils n’ont pas de problèmes d’ethnies, de régions….Tous les problèmes que nous avons, c’est celle élite. Il est temps que l’élite guinéenne se ressaisisse. Ça veut dire que les leaders politiques, les cadres de l’administration, les entrepreneurs, les commerçants, surtout qui sont tous à Conakry, où les grands problèmes politiques se trouvent, doivent cesser de fatiguer ces populations. Il est vraiment temps que toute cette élite se dise qu’elle a une responsabilité historique vis-à-vis de ces populations. Nous sommes proches du bout du tunnel. Il ne faut pas que le train s’arrête dans le tunnel.

Mais excellence, avez-vous eu l’occasion d’expliquer aux partenaires de l’Union Européenne ce qui empêche la tenue de ces élections ?

Effectivement. Elle est très bien informée. Vous savez que l’Union Européenne est représentée à Conakry. Elle a une délégation qui suit aussi la situation politique en Guinée. De mon côté, en tant que représentant du monsieur Président de la République à Bruxelles, j’ai eu à expliquer les mécanismes de blocages. Mais là, je dois dire que le gouvernement a fait un effort énorme, en acceptant qu’une institution neutre, qui est l’Organisation Internationale de la Francophonie, avec à sa tête un monsieur très prestigieux, respectueux, le Président Abdou Diouf, vienne nous aider. La Guinée a donc fait appel à l’OIF pour venir, d’une manière technique, observer ces blocages, discuter avec les opérateurs techniques, tous les partis politiques, le gouvernement, et faire des recommandations. Je pense que, et l’opposition et le pouvoir, tout le monde doit accepter maintenant ces recommandations. Parce que c’est nous qui avons fait volontairement appel à l’OIF. Appliquons ses recommandations et il n’y aura plus de problème. Mais si déjà une partie commence à contester les résultats de l’OIF, comme l’opposition le fait, là nous dirons que nous sommes au regret. L’OIF est neutre, objective, elle est venue pour aider notre pays à surmonter ces différents obstacles. Je pense qu’il est extrêmement important que l’opposition accepte, avec le pouvoir, les conclusions de l’OIF. Qu’il y ait un chronogramme sur lequel nous nous entendons, ainsi qu’un opérateur technique. Mais il est vraiment urgent que ces petites querelles cessent. Je pense qu’il est bon de faire des revendications mais à un moment donné il faut se dire, nous en avons fait de trop, mettons-les de côté, le temps presse et voyons l’intérêt national. Pas que nous renonçons, mais faisons les élections pour que le pays sorte de cette transition. En Allemagne, où j’ai passé vingt cinq ans, dès que les partis politiques se rendent compte qu’il y a un danger pour le pays, l’intérêt nation prime, ils oublient leurs divergences, ils forment ce que nous appelons la grande coalition. Les sociaux démocrates et les chrétiens démocrates se donnent la main et forment un gouvernement de large union nationale. Ils se mettent au travail, en oubliant toute leurs querelles. Dès que les grands problèmes sont résolus, et que le pays est sur les rails, ils se séparent de nouveau. Et le pays fonctionne très bien. Ce n’est pas pour rien que l’Allemagne, aujourd’hui, malgré la crise économique mondiale, s’en sort très bien.

Nous sommes dans un pays (la Belgique) où le vol et le détournement sont impardonnables. Peut-on savoir si les deux cadres de l’ambassade, qui ont détourné les 36 000 euro, mêmes s’ils ont été renvoyés, seront- ils jugés un jour?

C’est un problème qui a été exposé. Ça été une grande déception pour tout le monde. Et le ministre des Affaires Etrangères, je dois le remercier ici, a pris ses responsabilités. Il y a eu des sanctions. Comme il y a une enquête en cours, je préfère ne pas renter dans détails. Une mission d’inspection doit venir. Je pense qu’il est important qu’on laisse au ministère des Affaires Etrangères de faire son travail, avant de se prononcer. Mai les faits ont été établis et parlent d’eux-mêmes. Je pense que le ministre a très bien réagi, et c’est un exemple qui va servir de leçon pour toutes les ambassades de Guinée à l’extérieur pour une très bonne gestion des fonds qui sont mis à la disposition de nos missions diplomatiques. Je préfère attendre que le ministre prenne une décision lui-même. Ce n’est pas moi qui prends des décisions. Mais l’important comme je l’ai dit, c’est qu’à l’ambassade de Guinée à Bruxelles, il y a un vent nouveau. Qu’on se mette au travail. Pour moi cette ambassade, c’est comme une université, où on apprend beaucoup, on peut beaucoup se former, on peut beaucoup faire pour son pays.

Vous parlez de la formation. Mais en faite, quels types de cadres faut-il pour nos missions diplomatiques, sachant que le rôle de celles-ci doit être désormais essentiellement économique ?

Il est bon qu’on puisse former nos cadres, pour qu’ils soient de bons cadres, qui viennent dans nos missions diplomatiques. Il est important d’avoir des cadres de haut niveau, parce que, je l’ai dit à Pretoria, les missions diplomatiques d’un pays en voie de développement doivent avoir un rôle essentiellement économique. Il faudrait qu’ils soient de très bons cadres, de très bon niveau, et aussi qu’ils prennent cette mission comme un grand bureau d’études. Parce que le rôle de l’ambassade est d’attirer les investisseurs, de présenter le pays, ses potentialités, pour que les investisseurs viennent investir dans le pays pour aider à se développer. Et pour assurer cela, il faut des cadres qui savent négocier et qui dominent les techniques de négociations. Des cadres qui maîtrisent les données économiques du pays et savent les présenter. Il faut aussi que ces cadres sachent développer des projets, faire la conception des projets. Il faut donc de bons cadres et de très haut niveau dans des ambassades essentielles, comme Paris, Bruxelles ou à New York. Je pense que le ministre en est conscient et travaille dans ce sens. Il est important qu’une ambassade, à la fin de l’année, puisse se dire combien d’investisseurs j’ai envoyé dans mon pays, quels sont les projets que j’ai réalisés dans mon pays. C’est l’ambition que j’aie pour cette ambassade, renforcer les relations avec l’Union Européenne, développer les relations avec les pays du BeNeLux.

Justement, en parlant de BeNeLux, que comptez-vous faire pour aider des Guinéens qui ont des problèmes de papiers, qui sont en détresse car ce sont des problèmes récurents qui ne datent pas d’aujourd’hui ?

J’ai trouvé qu’il y a naturellement beaucoup de Guinéens qui sont en situation illégale dans les trois pays. Je n’ai pas encore l’idée exacte du chiffre, il y a des spéculations. En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’il y a plusieurs milliers de Guinéens qui vivent dans ces trois pays. Le rôle de l’ambassade étant de protéger les citoyens guinéens, nous ferons tout pour les protéger. Mais, je l’ai dit, en retour que chaque être humain à des Droits et des Devoirs. Donc le devoir d’un étranger dans un pays étranger, c’est de respecter les lois du pays où il se trouve. La Guinée n’acceptera pas que des Belges viennent en Guinée, et qu’ils ne respectent pas les lois guinéennes. La Belgique aussi a ses lois, donc il est important que des Guinéens qui vivent ici, respectent ces lois. C’est extrêmement important. Je suis là depuis un mois, nous sommes entrain de faire l’état des lieux. Je vais voir, bien avant mon arrivée, ce qui s’est passé, et ce qui se passe depuis que je suis là, pour qu’avec la Communauté Guinéenne, trouver des voies et moyens pour aider nos compatriotes. Mais aussi faire comprendre à nos compatriotes qu’ils doivent avoir un comportement digne d’un citoyen qui respecte les lois du pays. J’ai rencontré déjà la Communauté Guinéenne, elle a un bureau où toutes les régions naturelles sont représentées. Nous avons eu un premier contact, nous nous sommes convenus que les contacts vont continuer. Régulièrement, maintenant, je vais rencontrer leur bureau, nous ferons le bilan, nous verrons qu’est-ce que nous pouvons faire pour aider ceux qui ont des problèmes. Mais aussi pour éduquer ceux qui sont ici, qu’ils sachent comment ils doivent se comporter en terre étrangère.

Votre dernier mot...

J’ai un autre appel à lancer à tous les Guinéens qui vivent sous ma juridiction et en dehors. C’est qu’il est bien beau d’être belge, hollandais ou d’être luxembourgeois… Mais il ne faut pas oublier la Guinée. Parmi eux, il y a de très bons cadres, pourquoi ne vont-ils pas en Guinée, identifier des domaines d’activités économiques, créer des petites et moyennes entreprises ? J’ai vu un cadre ici, brillant en mathématiques et en informatique. Je lui ai dit que nous sommes entrain d’informatiser l’administration guinéenne. Je lui ai dit d’aller travailler avec le Haut commissaire à la reforme administrative pour moderniser l’administration guinéenne, chose qu’il a faite en Belgique. Pourquoi pas chez lui en Guinée ? Il est parti en Guinée et il a eu des rendez-vous. C’est un premier succès. Il y a un autre cadre que je connaissais. Un brillant cadre qui a travaillé ici à l’Union Européenne, et dans une grande banque belge. Il a été professeur d’Université à Namur et à Bruxelles... Je lui ai demandé et conseillé de rentrer au pays, qu’on a besoin de lui en Guinée pour qu’il donne son savoir à son pays. Il a écouté mes conseils, il est parti et il a été reçu par les ministres. Il m’a appelé de Conakry pour me dire que l’idée était très bonne, et je me suis félicité de l’avoir encouragé. J’encourage tous les autres cadres à faire de même pour aller aider leur pays.

Interview réalisée par SACKO Mamadou

 

 
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