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Étude IFC sur l'emploi: Fiche d'information pour l'Afrique subsaharienne

16/1/2013

 


Introduction
·Le chômage, notamment chez les pauvres, est une crise mondiale. Et pour IFC, la plus grande institution de développement au monde dont les activités concernent exclusivement sur le secteur privé, la création d'emplois est une priorité.

·La majorité des 200 millions de sans emplois que compte la planète sont des femmes et des jeunes personnes vivant dans des pays en voie de développement. Sans travail, ils ne peuvent subvenir à leurs propres besoins, ni à ceux de leur famille.

·Le secteur privé, qui fournit environ 90 pour cent des emplois, est un acteur clé pour relever ce défi. Par conséquent, il est essentiel de comprendre les contraintes qui empêchent le secteur privé de se développer et de créer des emplois de bonne qualité.

·Les gouvernements et institutions de financement du développement doivent participer à la création d'un environnement au sein duquel ces obstacles sont minimisés ou éliminés.

L'Étude d’IFC sur l'emploi se penche sur les contraintes auxquelles le secteur privé se trouve confronté dans les pays en voie de développement, en se concentrant sur les contraintes à la création d'emploi les plus importantes, laissant de côté des facteurs tels que l'environnement macroéconomique ou les filets de protection sociale, qui dépassent généralement le champ de ce que le secteur privé ou les institutions de financement du développement peuvent résoudre. L'Étude fournit la preuve des effets significatifs de la création d'emplois qui découlent de la suppression de ces obstacles, et identifie les conditions spécifiques et les activités nécessaires pour permettre au secteur privé de créer des emplois.

Principales conclusions

1. Le climat d'investissement, les infrastructures, l'accès aux financements, les compétences et la formation sont des facteurs essentiels à la création d'emplois dans les pays en voie de développement. Selon l'Étude réalisée par la Banque mondiale sur les entreprises, les principaux obstacles auxquels les entreprises privées se trouvent confrontées dans les pays en voie de développement sont listés les suivants :

Un climat d'investissement peu propice :
Les réglementations lourdes et coûteuses empêchent les entreprises d'opérer et de se développer dans le secteur formel. Des réformes complètes du climat d'investissement contribuent à la création d'emplois ou à leur amélioration. Des réformes telles que celles qui affectent le développement de nouvelles activités, l'imposition, la concurrence et les transactions sécurisées ont clairement un impact positif sur la croissance et l'emploi.

Des exemples tirés d'Afrique illustre le rôle critique joué par le climat d'investissement dans la création d'emplois. Quatre évaluations réalisées sur des réformes du climat d'investissement entreprises par IFC au Burkina Faso, au Liberia, au Rwanda et en Sierra Leone ont indiqué qu'elles avaient permis de créer environ 50 000 emplois dans ces quatre pays entre 2008 et 2010. Ces programmes ont également permis au secteur privé de réaliser des économies (d'environ un à cinq millions d'USD dans chacun des quatre pays), ont contribué à attirer les investissements du secteur privé (allant de 5 à 51 millions d'USD dans chaque pays), et à accroitre l'enregistrement formel de 23 000 entreprises supplémentaires, dont 10 000 environ étaient informelles et ont choisi de devenir formelles en raison de l'amélioration de la réglementation des entreprises.

Infrastructures
Le manque d'infrastructures, et notamment d'une alimentation électrique fiable, est un problème de poids dans les pays à bas revenu. En Afrique subsaharienne, plus d'un cinquième (22,3 pour cent) des entreprises ont indiqué que l'accès à l'électricité était l'obstacle le plus important qu'elles rencontraient.

L'accès aux infrastructures est également un aspect très important de l'autonomisation des femmes. De nombreuses études ont révélé que l'accès aux services tels que l'eau, l'assainissement, l'électricité, les transports et les communications aident les femmes à trouver de meilleurs emplois. Les décideurs doivent adopter des politiques sensibles à la question de l'égalité des sexes lors de la planification et la conception de projets d'infrastructures. Hommes et femmes ont différents rôles, responsabilités et se trouvent confrontés à différents obstacles car leurs demandes respectives en services d'infrastructures varient souvent. Par exemple, selon des études réalisées sur les déplacements et les transports au niveau du village et des études de cas réalisées en Afrique, jusqu'à 65 pour cent du total des transports liés à l'agriculture sont imputables aux femmes.

Les investissements réalisés dans les infrastructures peuvent s'avérer très efficaces pour promouvoir une croissance équitable. Si les foyers ont accès à l'électricité, économisant ainsi un temps considérable consacré aux activités domestiques, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de substituer un travail rémunérateur à ce temps. L'électrification des communautés rurales sud-africaines a entraîné une augmentation de 13,5 pour cent de l'emploi des femmes.

Accès aux financements
L'absence d'accès aux financements affecte toutes les entreprises, mais se fait notamment ressentir au niveau des micro-, petites et moyennes entreprises. Les pays en voie de développement restent à la traine par rapport aux pays à revenu élevé en termes d'accès des entreprises aux financements : moins de 20 pour cent des micro-, petites et moyennes entreprises des pays développés sont sous-desservies, alors que dans des régions comme l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne, plus de 59 pour cent de ces petites entreprises sont sous-desservies.

Les mesures permettant d'améliorer cet accès incluent la réforme des réglementations du secteur financier, les politiques qui aident les institutions financières à élargir leurs activités de prêt, à accroître la concurrence au sein du secteur financier et le développement des infrastructures financières. Nombre d'analyses différentes indiquent que la facilitation de l'accès aux financements peut engendrer un nombre significatif d'emplois, notamment pour les petites entreprises. Cependant, des institutions publiques robustes favorisant et mettant effectivement en application les réglementations sont nécessaires quand les crédits se développent dans un pays, afin d'éviter toute erreur d'allocation des ressources ou le surendettement.

Compétences et formation
L'absence de compétences adéquates affecte tout particulièrement les jeunes, qui souffrent du chômage. Par exemple, les jeunes des pays d'Afrique peuvent être sous-employés plutôt que sans emploi ; 76 pour cent des travailleurs en Afrique subsaharienne travaillent dans des emplois de basse qualité caractérisés par un faible niveau de compétences et de mauvaises conditions de travail, et bon nombre de ces travailleurs sont des jeunes.

Les tendances en matière de technologie et de productivité produisent un manque de travailleurs qualifiés pour les entreprises de plus grande envergure dans les pays à revenu plus élevé. Dans le même temps, la demande en travailleurs peu qualifiés diminue, ce qui augmente le surplus de travailleurs peu qualifiés dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement. L'investissement dans l'éducation, la formation, la technologie et l'innovation peut stimuler la création d'emplois. La combinaison de formation théorique et de formation pratique semble être ce qui fonctionne le mieux, et il est important de faire participer le secteur privé au développement de programmes appropriés. Mettre l'accent sur les groupes défavorisés semble être ce qui a l'impact le plus important, et les effets sur l'emploi découlant des programmes de formation semblent plus importants à moyen qu'à court terme.

2. Les effets de la création d'emplois sont souvent nettement plus importants dans les chaînes logistiques et les réseaux de distribution des clients d’IFC - de même pour les emplois indirects qui semblent plus importants que les emplois directs créés par les entreprises clientes d'IFC. Ces emplois sont généralement ceux qui permettent aux pauvres de bénéficier d'opportunités.

Il peut être trompeur de se concentrer uniquement sur les emplois directs. Le nombre d'emplois directs créés par les entreprises clientes d'IFC peut être réduit, mais la création d'emplois dans leurs chaînes logistiques et de distribution est considérable, tendant à bénéficier aux travailleurs non qualifiés et aux pauvres. Ces emplois indirects sont cependant difficiles à mesurer. De meilleures données et des méthodologies détaillées sont nécessaires pour dresser un tableau plus complet de la création d'emplois.

3. La dimension de l'entreprise a son importance.
En général, les petites entreprises tendent à être associées à des taux de croissance de l'emploi plus élevés, mais les entreprises de plus grande envergure sont plus productives, investissent davantage dans la formation et proposent des salaires plus élevés. Bien que les petites entreprises connaissent des taux de croissance de l'emploi plus élevés, dans les pays en voie de développement, la plupart d'entre elles ne parviennent pas à se développer au maximum de leur potentiel en raison des contraintes multiples abordées plus tôt.

4. Une plus forte productivité de la main-d’œuvre peut être associée à une croissance de l'emploi plus rapide.
Il apparaît que si les marchés sont compétitifs, alors une productivité plus élevée permet aux entreprises de produire davantage, les encourageant à embaucher plus de travailleurs. De plus, selon certaines études, la croissance de l'emploi, associée à une productivité accrue, est plus susceptible d'entraîner une réduction de la pauvreté.

5. Une attention particulière doit être accordée aux femmes et aux jeunes
Un meilleur accès des femmes aux emplois a un impact positif sur leurs familles, leurs entreprises et leurs pays. Les jeunes sont non seulement confrontés à des taux de chômage plus élevés par rapport aux adultes, mais, comme les femmes, ils sont également davantage susceptibles de prendre part à des activités informelles et d’être sous-employés. Une stratégie complète est nécessaire pour s'attaquer à ce défi complexe.

Implications

Pour les décideurs, il est important de tenir compte des obstacles rencontrés par les entreprises privées dans leur environnement national spécifique. La suppression de ces barrières contribuera dans une large mesure à la création d'emplois. Si cette étude souligne les obstacles les plus importants au niveau général et pour des pays disposant de différents niveaux de revenus et différents types d'entreprises, une analyse plus détaillée au niveau d’un pays et d’une industrie sera nécessaire en vue d'une hiérarchisation efficace.

Le Groupe de la Banque mondiale, IFC et les institutions de financement du développement qui se concentrent sur le secteur privé ont également un rôle à jouer en participant à la suppression des barrières à la création d'emplois. Le rapport de l'Étude d’IFC sur l'emploi confirme que les principaux éléments de la stratégie générale d'IFC (où l'accent est mis sur le climat d'investissement, les infrastructures, l'accès aux financements, la formation et les compétences) sont essentiels, non seulement pour l'activité du secteur privé, mais aussi pour la création d'emplois.

L'adoption d'une perspective axée sur l'emploi dans les stratégies nationales et régionales peut contribuer à identifier les principaux obstacles à la création d'emplois. Les institutions de financement du développement devraient identifier les obstacles qui affectent particulièrement la croissance de l'emploi dans un environnement national spécifique. Généralement, plus un obstacle est important, et plus les effets sur la création d'emplois associés à son élimination le sont aussi. La perspective axée sur l'emploi devrait tenir compte des effets sur l'emploi dans les chaînes d'approvisionnement et les réseaux de distribution, et tenter de renforcer ces effets.

L'objectif ne peut être atteint si l'on se concentre exclusivement sur les emplois directs. Un moyen efficace d'avoir un impact sur les travailleurs non qualifiés et de réduire la pauvreté est de contribuer à renforcer le lien qui existe entre les entreprises clientes et leurs fournisseurs et distributeurs locaux. Selon certaines études, le nombre des emplois indirects créés par les liens entre l'approvisionnement et la distribution peut être un multiple important des emplois directs, et le renforcement de ces liens, par exemple par le biais de programmes visant à renforcer ces liens ou de programmes de développement communautaire, peuvent augmenter considérablement le nombre d'emplois indirects.

L'informalité est une réalité souvent associée à la pauvreté. Une plus grande facilité à créer ou à diriger une entreprise, et de petites incitations visant à encourager la formalisation, peuvent contribuer à réduire l'informalité, mais seules quelques entreprises informelles décideront de devenir formelles. Seuls certains entrepreneurs (des entrepreneurs qui y aspirent) seront susceptibles de rendre leur entreprise formelle, et d'autres (entrepreneurs désespérés) seront davantage susceptibles de rechercher un emploi salarié. Le soutien aux institutions financières servant les micro-, petites et moyennes entreprises s'est avéré efficace pour toucher les groupes sous-desservis ou non desservis. La microfinance joue un rôle essentiel pour aider les individus sous-desservis et proposer des opportunités d'activité indépendante, mais ne résultera pas sur une croissance significative de l'emploi.

Une approche détaillée est nécessaire pour réduire l'inadéquation associée aux compétences et au chômage en général, et en particulier pour les jeunes. Les institutions de financement du développement doivent collaborer avec le secteur privé afin d'en identifier les besoins, et s'associer avec les autres parties prenantes pertinentes, comme les gouvernements, les fournisseurs de services d'éducation et les jeunes eux-mêmes. Il est également important de s'assurer que les jeunes peuvent passer d'un niveau d'éducation au suivant, pour s'intégrer ensuite au marché du travail.

Les programmes de formation et de développement des compétences peuvent faire partie d'une telle approche détaillée, mais les systèmes de formation professionnelle, qui combinent formation théorique et formation pratique donnent de meilleurs résultats. Les PME ne semblent pas investir suffisamment dans la formation, par rapport aux entreprises de plus grande envergure, la formation étant cependant importante pour leur permettre de progresser dans la chaîne logistique et accéder à des activités plus productives et se développer. Un autre défi important est le manque de compétences des administrateurs et propriétaires d'entreprises, ce qui limite également le potentiel de croissance et de création d'emplois des entreprises.

La garantie de normes environnementales et sociales strictes aide les entreprises à améliorer leur productivité, à réduire leurs risques, et augmente leurs chances de survie dans les moments difficiles. Les institutions de financement du développement peuvent participer à la mise en place de normes strictes, en faisant par exemple appliquer les Principes de l'Équateur, sur la base des critères de performance d'IFC, et devraient sensibiliser aux avantages que présentent de bonnes conditions de travail pour les travailleurs concernés comme pour les entreprises.

Mettre l'accent sur la qualité des emplois chez les clients directs ainsi que dans les chaînes logistiques. Le moyen le plus efficace d'améliorer la qualité des emplois est une combinaison de suivi et de gestion des causes premières des mauvaises conditions de travail. Les Principes de l'Équateur, et notamment le Critère de performance 2 d'IFC sur la main-d’œuvre et les conditions de travail, traitent essentiellement de l'importance de meilleures pratiques de gestion comme principal point d'entrée et comme moteur pour permettre aux entreprises d'améliorer leur respect des normes applicables à la main-d’œuvre, y compris dans les chaînes logistiques. Des interventions telles que le programme Better Work de l’OIT/IFC ciblent la conformité du travail au niveau sectoriel, en se concentrant sur les chaînes logistiques globales. Ce programme renforce l'intérêt des marques internationales à protéger leur réputation en incitant leurs usines à travailler sur le changement institutionnel.

Personnes à contacter :
Nigel Twose
Directeur
du département de l'impact sur le développement d’IFC
ntwose@ifc.org

Roland Michelitsch
Chargé d'étude et manager
du département de l'impact sur le développement d’IFC
rmichelitsch@ifc.org

Renseignements aux médias :
Desmond Dodd
Directeur des communications
IFC Afrique subsaharienne
ddodd@ifc.org

Neha Sud
Responsable des communications
IFC Afrique subsaharienne
nsud@ifc.org

Lucie Blyth
Principale responsable des communications
IFC Afrique subsaharienne
lblyth@ifc.org

__________________________________________
Mamadou Saliou Diallo
Communication Associate
World Bank Guinea Country Office Conakry
Immeuble de l'Archéveché-Face Baie des Anges
P.O. Box 1420 Conakry
Tie Line 5335+3041
Tel: (224) 69 88 88 11
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