16/2/2014
Les questions de paix et de droit de l'homme ne sont souvent pas abordées par les journalistes guinéens. Il en de même des questions minières. Ou s'ils le font, c'est de manière superficielle. Pourtant la consolidation de la paix, de respect des droits de l'homme et de transparence dans les industries extractives sont indispensables à la jeune démocratie guinéenne.
Pour remédier à cette situation, l'Institut supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC) de Kountia, la seule institution d'enseignement public qui forme des journalistes, organise du 11 au 15 février 2014, un atelier de conception et d'élaboration d'un module de formation de ses étudiants sur les Droits de l'Homme et la culture de la paix.
25 personnalités venant du Ministère des Droits de l’Homme, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, des Médias et des ONG de défense et de promotion des droits de l'homme participent à cet atelier de cinq jours qui a pour cadre la Maison de la Presse de Guinée sise à Coléah. Il est financé par OSIWA (open society institut of west africa).
"Premier du genre en Guinée, ce partenariat qui vise l'élaboration de module de formation sur des questions spécifiques comme les droits de l'homme et de la gouvernance permettra aux journalistes d'être à même de communiquer sans ambiguïté", expliqué le Docteur Bangaly Camara, Directeur Général de l'ISIC.
Le Directeur Général de l'ISIC s'est dit heureux à l'ouverture des travaux. Il a émis l'espoir que les résultats attendus seront obtenus grâce à la perspicacité des éminents chercheurs et autres personnes ressources réunies. Ce pour le bonheur de la Guinée en général.
Pour sa part, le représentant pays de OSIWA en Guinée a réaffirmé "la disponibilité de son institution à soutenir tous ceux qui comme l'ISIC de Kountia oeuvre pour le renforcement de la capacité des hommes de média en Guinée". Il a, avant de faire cette promesse, demandé aux participants de se donner à fond.
Avant de déclarer ouvert les travaux, le Professeur Sékou Konaté, Conseiller du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, représentant ce dernier, a dit que "la formation des journalistes est indispensable pour la jeune démocratie guinéenne". Il a remercié de ce fait OSIWA pour ses efforts.
"Le paysage médiatique guinéen est en pleine effervescence. Les radios se créent chaque jour. Elles restent les plus suivies par les populations. Elles traitent de toute l'actualité. Mais les journalistes qui les animent manquent de formation. Ils n'ont aucune spécialité" a fait savoir le conseiller du ministre pour qui "donner une formation de spécialité aux journalistes a une importance capitale".
A Conakry Kovana Saouromou
|