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Interview de Kerfalla Camara, PDG de GUICOPRES

« Nous investissons pour vendre l’image positive de la Guinée »

12/3/2015

 

Venu dans le cadre de l’accompagnement des autorités guinéennes dans leur lutte contre l’épidémie à virus Ebola, pour participer à la conférence internationale sur l’épidémie Ebola, Kerfalla Camara, PDG du Groupe GUICOPRES et président du mythique Hafia football club, a bien voulu répondre à nos question pour parler de ses ambitions pour le club triple champion d’afrique. Interview.



M. Kerfalla Camara, vous êtes un homme d’affaires à multiples facettes, mais aujourd’hui nous allons vous interroger sur un sujet précis. Nous savons que vous êtes le président du mythique Hafia football club, triple champion d’Afrique des clubs, qui a un passé très glorieux. Vous pouvez nous parler des chantiers de ce club ?



M. Kerfalla Camara : D’abord les grands chantiers du Hafia football club, c’est la motivation et la volonté que nous avons. L’actuelle équipe dirigeante va faire en sorte que tout ce que ce club a connu comme succès, que cela renaisse à travers la nouvelle génération des jeunes que nous avons recrutés et pour qui nous sommes entrain de construire un centre de formation. Un centre de formation qui va permettre de créer de l’émulation pour ces milliers de jeunes. Aujourd’hui, c’est le championnat qui continue, nous sommes remontés en première division et sommes parmi les trois et quatre premiers de cette division. Et donc nous comptons nous maintenir dans cette division et pourquoi pas devenir champion de Guinée pour reconquérir le trophée africain.



Conquérir le trophée africain, c’est bien possible mais quand on sait aujourd’hui qu’il y a d’autres clubs dans d’autres pays qui font également la même chose que vous, je veux parler de Séwo sport de la Côte d’Ivoire, du tout Puissant Mazembé du Congo, j’en passe. Comment est-ce que vous pensez redorer le blason du Hafia football club ?



Nous avons élaboré beaucoup de stratégies de développement pour le sport guinéen en particulier pour le Hafia football club. Vous n’êtes pas sans savoir que la Guinée est la source de beaucoup de joueurs talentueux. Il suffit seulement d’une petite formation, d’un petit suivi. Donc si les moyens financiers nous permettent de faire face à tout cela, et je pense que cela ne nous manquera pas, nous pensons pouvoir reconquérir le football africain pourquoi pas celui mondial. C'est-à-dire que notre combat est de faire en sorte que les jeunes guinéens se retrouvent un peu partout dans leurs disciplines. Si c’est en matière de football, que ce soit dans les championnats européens ou américains ou asiatiques, qu’on retrouve ces jeunes guinéens. Et en même temps, les retrouver au sein d’une équipe nationale forte au niveau de la Guinée pour aller conquérir les compétitions africaines et mondiales.



On sait qu’à part le football classique, il y a le football bisness. Et le football africain est gangrené par les biznessman qui le privent de ses meilleurs éléments. Quels sont les gardes de fou que vous avez mis en place pour pouvoir, pas empêcher, mais garder un temps soit peu vos meilleurs éléments ?



D’abord, la première des choses qui nous différencie des autres promoteurs sportifs, c’est que nous sommes propriétaires de nos propres moyens d’investissement. Nous le faisons par patriotisme et non pas pour des objectifs pécuniaires et financiers, ou miser sur des jeunes pour pouvoir les vendre par la suite. Non. Nous investissons d’abord pour vendre l’image positive de la Guinée, et également pour contribuer au développement du sport. Donc, après la formation de ces jeunes, nous ferons en sorte qu’ils soient très bien enracinés avant de chercher à les envoyer ailleurs dans les clubs européens.



Un coup de cœur pour la mouture de l’écurie actuelle qui compose Hafia. Qu’est-ce que vous avez à leur dire ?



Ça toujours été mon message à ces jeunes. C’est de leur dire que l’image qu’ils doivent donner au Hafia football club aujourd’hui, c’est celle que nos aînés ont donné depuis plus de 20 à 30 ans à ce mythique club en 1977. Cela passe par le sérieux, par le travail et cela passe par l’engagement qu’ils auront une fois sur le terrain. Mais le tout passe également par la formation que nous sommes entrain de leur donner. Donc mon message est un message de travail, de sérieux et un message de respect pour le sport qu’ils sont entrain de pratiquer aujourd’hui.



Propos recueillis à Bruxelles par Sacko Mamadou


 

 
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