Il faut l’exprimer pour que les Guinéens et la communauté internationale perçoivent et comprennent : l’opposition guinéenne, réunie au sein de l’ADP et du Collectif, est plus destructive que constructive pour la Guinée. Composée d’anciens ministres et Premiers ministres, elle a complètement rabaissé le niveau des débats politiques en Guinée. En lieu et place d’un débat pondéré et attentionné, ces anciens dignitaires et leurs valets offrent un spectacle empesté: Avanie, impertinence, attaque personnelle et incongruité envers les autres sont leurs seuls arguments politiques.
Depuis l’élection de l’actuel Chef de l’Etat à la magistrature suprême du pays, ceux qui ont géré la Guinée pendant plus deux décennies font tout pour ne pas que les laborieuses populations guinéennes connaissent un lendemain meilleur.
Au moment où le Président la république multiplie des rencontres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en vue d’aboutir à l’organisation d’élections législatives, apaisées, crédibles, transparentes et dont les résultats ne souffriront d’aucune contestation, les leaders politiques de l’opposition guinéenne, hier incapables d’organiser le moindre scrutin démocratique, s’érigent en frondeurs attitrés.
Alors que les uns, à l’extérieur du pays, tentent de saper les acquis et d’empêcher l'obtention du PPTE, d’autres, à l’intérieur, crispent la situation politique en rejetant presque les conclusions d’un organisme international venu apporter son expertise technique à la CENI pour parachever cette transition qui n’a fait que trop durer.
« Aucune décision définitive relative à la révision du fichier électoral n’est envisageable avant le rétablissement, au sein de la CENI, de la parité entre la majorité présidentielle et l’opposition et le règlement de la question de la présidence de cet organe par le choix d’une personnalité consensuelle. », rétorquent ceux qui sont responsables de la désastreuse situation actuelle de la Guinée, au rapport de l’OIF.
Réclamer le départ du Président de la CENI est un manquement flagrant à la Loi. Juridiquement, le président de cette institution ne peut être demi par un chef de l’Etat. Pendant que l’opposition demande le départ Loucény Camara, ce qui est tout a fait impossible, elle exige une parité au sein de la même institution.
Ils demandent une personnalité consensuelle à la tête de la CENI. Quelle personnalité consensuelle réclament ces parvenus de la politique guinéenne alors qu’ils n’ont confiance en personne ? Même un séraphin aux commandes de la CENI ne sera consensuel à leurs yeux.
Dépourvue de tout programme de société qui tienne face aux défis qui attendent les Guinéens, après avoir été incapables d’apporter le moindre bien être à leurs compatriotes - malgré l’immensité des richesses nationales - le seul but de cette opposition est de maintenir la Guinée, par tous les moyens, dans un blocage politique. Il est clairement établi que la seule crainte des leaders politiques guinéens est de voir réussir l’actuel pouvoir là où ils ont échoué. D’où cette attitude destructive érigée en système d’opposition.
SACKO Mamadou
|