L’opposition guinéenne qui avait suspendu ses manifestations pour favoriser le départ des candidats au hadj 2017 a décidé les reprendre à partir de ce 20 Septembre par une marche à Conakry alors que la rentrée des classes dans le pays est fixée au 15 du mois. Beaucoup de parents d’élève à Conakry s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants.
«Ils veulent encore perturber les études de nos enfants », se lamentent Marie Lamah, mère de deux enfants en apprenant à la radio, la reprise des manifestations de l’opposition. « Ils pensent ainsi faire du mal au Gouvernement mais ce n’est pas à lui. C’est à nous qu’ils feront du mal », renchérit Moussa Soumah, père de trois enfants.
Les manifestations de l’opposition sont en grande partie émaillées de violences. Mais cette fois-ci, le Gouvernement prévient qu’il ne tolérera pas les violences. « Si les manifestations doivent se tenir, qu'elles se tiennent dans le même esprit que les dernières qui n'ont enregistré pratiquement aucun incident », dit le porte-parole du Gouvernement.
Puisqu’il s’agit d’un droit constitutionnel, sinon, Albert Damatang Camara dit ne pas voir présentement, un motif réel de manifestation. « La CENI est censée résoudre les questions liées au problème d'élection. Et nous n'avons pas de doute que la CENI qui est actuellement en place et qui essaye de redonner une nouvelle dynamique au processus électoral, arrivera à satisfaire les attentes de l'opposition », croit-il.
Bref, pour Albert Damantang Camara, « les manifestations sont inutiles ». « Nous estimons qu'il n'est pas utile de procéder encore à des manifestations vue qu'elles sont parfois source de violence », croit le ministre porte parole du Gouvernement au regret de constater que « l’opposition a pris l’habitude de manifester chaque fois qu’elle n’est pas satisfaite d’une situation ».
A rappeler que l’opposition réclame à travers ces manifestations, l’organisation rapide des élections locales, l’indemnisation des victimes des violences politiques. Elle veut aussi manifester sa colère contre l’insécurité, l’insalubrité et la mauvaise gouvernance.
Illustration: Elèves manifestant à Kindia
Kovana SAOUROMOU
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