Comme annoncé dans une précédente livraison, désormais la tension persiste entre le Président de la République et son ministre, Rachid Ndiaye, à cause de divergences profondes dans la manière de traiter l’information publique sur les médias d’Etat. Et ceci, depuis qu’un clan à la Présidence de la République s’évertue à orienter les médias d’Etat dans une stratégiede communication basée sur le militantisme et la propagande destinés à préparer l’opinion guinéenne à une modification de la Constitution afin de faire sauter le verrou de la limitation de mandat dans la Loi Fondamentale de 1990. On se souvient qu’en 2001, lors de la précédente modification de la Constitution par le général Lansana Conté, le professeur Alpha Condé s’était alors durement opposé, au point de boycotter les élections législatives de juin 2002 et les présidentielles de 2003.
Alors qu’en l’inverse, le ministre de la Communication suggère comme priorité de mettre plutôt l’accent sur les acquis du régime, en misant sur la réalisation des projets concrets plus convaincant auprès de la population guinéenne.
Lui qui depuis trente ans travaille à côté du professeur Alpha Condé, après avoir géré sa communication lors des années difficiles, lorsqu’il était opposant. Absent du territoire quelques jours après la fin de ses congés gouvernementaux, le ministre s’apprête à retrouver la capitale guinéenne sur fonds de rumeurs le déclarant prêt à renoncer à sa mission, au moment où le clan du troisième mandat, après avoir liquidé le ministrede la culture, Siaka Barry, (revenu à Paris) au profit de Sanoussi Bantama Sow, prend d’assaut la présidence pour proposer à la communication un ministre plus chaud et plus politicien, prêt à tous les excès.
Une situation explosive qui inquiète les amis historiques du clan présidentiel, y compris à Paris où le cercle des proches du président Alpha Condé montent au créneau pour défendre celui qu’ils considèrent comme légitimement et historiquement, le communicant le plus proche du chef de l’Etat guinéen.
D’autres ministres sont également en lignede mire, comme le ministre de la justice, Cheikh Sako.
Affaire à suivre.
SACKO Mamadou
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