Le front national pour la défense des droits des citoyens, composé de leaders de partis politiques et d’acteurs de la société civile guinéenne, regrette l’adoption du projet d’amendement du code électoral qui prend en compte le point 2 de l’accord politique du 12 octobre 2016 en dépit de l’opposition d’une frange importante de l’opinion nationale, mais se dit toujours optimiste par rapport à la suite du combat à mener.
Dans une déclaration lu devant la presse ce jeudi, le front rappelle que pendant le combat avec « loyauté et conviction », en vain, il a recueilli plus de 4000 signatures pour la pétition qu’il a lancé, et rencontré certaines représentations diplomatiques, produit un model alternatif et un document de plaidoyer à l’endroit des députés pour démontrer le bien fondé de sa démarche afin d’empêcher que la forfaiture deviennent une loi.
Malgré cette première défaite, le front dit garder toujours espoir. Il annonce même de nouveau chantier dans le cadre de la défense des droits des citoyens. Pour Faya Milimono, un des leaders de ce front, par ailleurs président du Bloc Libéral, il ne faut pas croiser les bras. « La modification du code électoral pourrait ouvrir la porte à celle de la constitution pour permettre à Alpha de briguer un troisième mandat ».
Avec des arguments solides, preuves à l’appui, le Front dit avoir saisi l’institution nationale indépendante des droits de l’homme, conformément à l’article 96 de la constitution, pour qu’un recours en inconstitutionnalité soit introduit au près de la cour constitutionnelle afin que la loi portant code électoral soit renvoyée à l’Assemblée Nationale pour une seconde lecture en vue d’un éventuel amendement.
Laisser les partis politiques désigner les chefs de quartier pourrait causer la violence et contribuer à développer la méfiance entre les citoyens à la base, croit savoir le Front.
Kovana SAOUROMOU
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