La décision de trois alliés de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée) d’affirmer leur autonomie, de prendre position par rapport aux sujet d’intérêt national et ce, indépendamment de celle que pourrait prendre l’opposition dite républicaine, est perçue par les partisans de Cellou Dalein comme un acte de guerre contre leur formation politique qui assurait leur tutelle.
Si en présentant leur alliance à la presse, les NFD (nouvelles forces démocratiques), le RDIG (rassemblement pour le développement de la Guinée) et l’UFC (union des forces du changement) ont rassuré qu’ils restent demeurent membres de l’opposition dite républicaine, à l’UFDG l’on se dit qu’ils ont pris leur distance. C’est fini. A la place de la collaboration, c’est désormais l’adversité.
Dans les débats radiodiffusés, les leaders des trois partis membres du FAD (front pour l’alternance démocratique) sont traités « d’ingrats », de « frustrés » et de « manipulés par le pouvoir » par les militants et sympathisants de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. Au sein de l’opposition dite républicaine, certains sont remplacés à leur poste. Leur page semble être tournée.
Tout en réaffirmant son appartenance à l’opposition dite républicaine et son alliance avec l’UFDG, Jean Marc Teliano leader du RDIG a cependant qualifié de « non événement » le fait qu’on veuille désormais se passer d’eux à l’opposition dite républicaine. « Je considère le fait de se passer de nous comme un non événement », a-t-il répondu aux journalistes d’une radio de la place.
En leur absence, Alhousseny Makanéra Kaké et Papa Koly Kourouma du GRUP (génération pour le renouveau, l’unité et le progrès) jusque là observateurs au sein de l’opposition républicaine ont été désignés à leur place. Pour le président du RDIG, « cela n’a également pas de sens ».
K.S.G
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