CRIEF: la demande d'évacuation sanitaire de Lounceny Nabé rejetée

Lexpress Guinée
May 4, 2022

Le 15 avril dernier, Lounceny Nabé inculpé de détournement de derniers publics, enrichissement illicite et corruption d'agents publics, a adressé une demande de mise en liberté et une demande d'évacuation sanitaire, à la chambre de l'instruction de la CRIEF (cour de répression des infractions économiques et financières).

Après examen de ces deux demandes, la chambre de l'instruction de la CRIEF vient de se prononcer à travers une ordonnance. Dans cette ordonnance, la chambre rejette la demande d'évacuation sanitaire formulée par l'ancien gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) au motif que cette évacuation présente un risque sérieux de concertation frauduleuse entre l'inculpé et ses co-auteurs ou complices se trouvant à l'extérieur. Précisant au passage que les infractions poursuivies portent sur 3 tonnes 139 kilogrammes d'or brut qui se trouvent retenus à Genk en Belgique par la société AFINOR et qui, selon son Directeur Général, seul monsieur Lounceny Nabé peut autoriser l'accès à cette quantité d'or en cause. Sans oublier qu'au regard de la gravité des faits, il y a des velléités que l'inculpé puisse délibérément se soustraire des poursuites engagées à son encontre.

En revanche, la Chambre de l'instruction de la CRIEF se prononce en faveur de la mise en liberté de l'ancien patron de la BCRG. Pour elle, la mise en liberté de Lounceny Nabé aujourd'hui malade, n'entrave pas au bon déroulement des investigations en cours. Toutefois cette mise en liberté de l'enfant de Dabola est conditionnée par des obligations à charge pour lui de les satisfaire.

Premièrement, il doit procéder au dépôt de tous ses titres de voyage en cours de validité, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la décision de la chambre de l'instruction de la CRIEF.

Deuxièmement, s'acquitter du payement d'un cautionnement de vingt (20) milliards de francs guinéens dans un délai d'un mois, à compter du 09 mai courant.

Troisièmement, ne pas sortir des limites territoriales des villes de Conakry, Coyah et Dubréka.

En fin, informer la chambre de tout changement d'adresses.

KS