Des échauffourées ont encore éclaté le jeudi 10 mars 2022 au siège du RPG Arc-en-ciel pendant que l'ancien premier ministre Ibrahima Kassory Fofana désigné par le bureau politique national et le comité central, président du conseil exécutif provisoire du parti, devrait s'adresser aux cadres, militants et sympathisants réunis pour la circonstance. Accusé par certains jeunes du parti d'être l'instigateur de ces troubles, Malick Sankon en France depuis un bon moment pour des raisons de santé, n'a pas tardé à réagir. Intervenant chez nos confrères de Fim FM ce vendredi, l'ancien Directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a catégoriquement rejeté ces accusations.
"Si de la France moi je suis capable de perturber ce qui se passe en Guinée, ce que réellement on me rend fort de peut-être quelque chose dont je ne suis pas à la hauteur peut-être. Si maintenant on me dit que je perturbe ce qui se passe, franchement c'est au dessus de tout ce que peut imaginer. Je n'ai conversé avec personne, je ne sais pas comment ils ont réussi à faire ce montage. On est en train à travers ce montage-là de déplacer le problème pour ne pas opérer les choses telles qu'elles doivent se passer. Si maintenant les organisateurs de ceux qui voulaient faire l'imposture de prendre le parti sans passer par la voix légale, s'ils ont des problèmes, il ne faudrait pas qu'on rende responsable Malick Sankhon, réellement, de ce qui se passe. Il s'appelle Ibrahima Kalil Konaté. Il est le neveu à Hadja Nantou Chérif. Donc, ce garçon, hier n'a pas eu de conversation avec moi. Lui et moi avons parlé avant hier à 10 heures 16 minutes et il m'avait dit qu'ils allaient fermés le siège. Je dis tout ce que moi je demande, sauf ce qui est légal mais il faut que les statuts du parti soient respectés. Donc à partir de la France ce n'est pas à moi de dire fermez et ne fermez pas, faites ceci, faites cela. Je n'y suis pour rien, ce n'est pas moi. On n'a pas parlé, Ibrahima Kalil Konaté a menti. Je n'ai pas prôné la violence, c'est lui qui m'a informé qu'ils allaient fermer le siège. Fermer le siège même au temps de Alpha il le faisait. Ibrahima Kalil, je le connais très bien comme beaucoup de jeunes. C'est un élément infiltré. Ce qui s'est passé là-bas hier, ce sont ceux-là qui ont voulu prendre le pouvoir par la force. C'est eux qui ont infiltré les gens", s'est défendu Malick Sankon.
Kovana Goba Saouromou

