C'est l'une des conséquences, pour ne pas dire la plus fâcheuse, de la spoliation du patrimoine bâti de l'Etat guinéen, d'après le colonel Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence.
Dans un entretien que lui et son homologue de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire ont accordé le jeudi, à la télévision nationale, l'ancien porte-parole du CNRD (la junte militaire au pouvoir) a révélé que l'Etat perd énormément d'argent dans la location des bâtiments privés. Or, d'après le ministre secrétaire général de la Présidence, l'Etat a beaucoup de bâtiments qui, s'ils n'étaient pas bradés, pouvaient lui servir à loger ses institutions. Chose dont il n'est pas capable présentement, selon le ministre Ousmane Gaoual Diallo.
"Le document qui encadre le foncier a été promulgué en 1992. L'action de récupération des biens de l'État tient sa légitimité dans son article 101 qui dit que tous les domaines publics de l'État sont inaliénables, incessibles et inscriptibles. Donc, se fondant sur cet article là, je pense que l'action qui est en train d'être menée sur le terrain aujourd'hui est purement légale.
Mais au-delà de son aspect légal, il faut relever aussi que l'État perd beaucoup d'argent dans la location des bâtiments privés. Et ça peut se chiffrer en terme réel aux alentours de cent quatre vingt (180) milliards de francs guinéens par an alors que l'État a des bâtiments qui sont spoliés et qui mérite de revenir à l'État", a soutenu le Colonel Amara Camara.
KS

