L'insécurité a repris une proportion inquiétude le long de la route de Prince depuis la suppression des PA par la junte militaire en septembre 2020. Vols, attaques à main armée, cambriolages sont redevenus le quotidien des habitants des quartiers situés le long de ce grand axe routier de la capitale guinéenne. Le dernier cas en date est celui du cambriolage des locaux de Visionguinee.com sis à Koloma marché (commune de Ratoma), dans la nuit du dimanche à ce lundi 14 février.
Ce lundi matin, les travailleurs du quotidien électronique ont trouvé leur lieu de travail complètement désordonné. Sens dessus, sens dessous. Abdoulaye Ciré Baldé, directeur de publication du site d'information, a expliqué aux journalistes qui sont partis aux nouvelles, comment ils ont trouvé leurs locaux.
"C’est ce lundi matin qu’on a constaté que des individus se sont introduits par effraction dans nos locaux. Ils ont commencé par défoncer la porte de l’entrée principale pour s’introduire dans la salle de rédaction et vider tout ce qu’il y avait là comme matériels informatiques, ordinateurs et tout ce qui s’en suit. Ils sont passés par la suite dans le bureau du responsable de la rédaction. Et de là, il y a une porte qu’ils ont défoncée pour accéder aux autres bureaux de l’administrateur ainsi que celui du directeur de publication. Et partout où ils sont passés, ils ont pris le maximum de choses qu’il pouvait...", a-t-il fait savoir.
Aucun suspect n'est encore identifié. Une plainte a été déposée contre x à la police. Mais en attendant les investigations de la police, le directeur de la publication déplore la perte de plusieurs matériels de travail, de l’argent et d'autres objets.
"Il est très difficile pour moi de soupçonner X ou Z. La police fera son travail. A l’issue d’une enquête, on espère qu’on saura exactement ce qui s’est passé. L’insécurité est ce qu’elle est dans la ville de Conakry. À l’époque quand les PA étaient là, on pouvait dire peut-être les gens avaient peur de s’introduire de cette façon-là dans les locaux d’entreprise ou de maison d’habitation. Aujourd’hui il n’y a certes pas de vigil mais il y a des personnes qui sont habilitées à gérer l’immeuble et qui étaient là. Il y a également d’autres occupants qui étaient là. Donc, c’est un petit peu bizarre que des individus viennent défoncer une porte qui était très bien fermée et cadencée en plus et que ça n’attire l’attention de personne", a déploré notre confrère.
KS

