Marche du 31 octobre au Burkina Faso : ma doléance au capitaine Ibrahim Traoré !

Lexpress Guinée
Oct 20, 2023


Au Burkina Faso, après avoir tenté par tous les moyens de renverser le pouvoir populaire et patriotique du capitaine Ibrahim Traoré, les forces politiques rétrogrades essayent maintenant de passer par les anarcho-syndicalistes pour atteindre leur but. Mise en avant, une marche syndicale le 31 octobre prochain pour revendiquer l'amélioration des conditions de vie des travailleurs.

Si par le passé, la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB), branche syndicale du PCRV, a pu mobiliser et fédérer des travailleurs ainsi que d'autres organisations derrière leurs légitimes revendications quant à l'amélioration des conditions de vie et de travail de l'ensemble des travailleurs, de la classe ouvrière, aujourd'hui la situation et les réalités ne sont pas les mêmes. Tout simplement parce que le Burkina Faso est en guerre et lutte pour la vie et la survie de ses populations sur toute l'étendue du territoire.

Des hommes n'ont plus de champs où cultiver et se nourrir et comptent sur les vivres envoyés par le gouvernement dans des conditions difficiles car chaque kilomètre cache une embuscade ou des mines. Des enfants, des vieillards, des femmes et des jeunes filles sont massacrés par les terroristes et ces dernières humiliées, violées. Ils comptent sur le secours du gouvernement pour leur redonner un semblant de vie. Dans le même temps, face à l'hydre terroriste, les bras valides et vaillants se sont enrôlés pour faire face à l'ennemi et protéger les millions de populations déplacées. Aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS) ces Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) donnent chaque jour leurs vies pour que la majorité des Burkinabè puisse dormir en paix et en sécurité. Aussi, pour redonner l'espoir à ceux qui l'ont perdu et pour défendre et honorer la mémoire de tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille avec dignité, honneur et patriotisme.

Les Burkinabè sont d'autant plus déterminés qu'ils ont désormais à leur tête un Président qui donne l'exemple, qui n'hésite pas à descendre au front avec ses hommes pour combattre l'ennemi dans cette guerre asymétrique qui nous est imposée. Les efforts de ce jeune Président, le capitaine Ibrahim Traoré, sont d'autant plus louables qu'il a trouvé les caisses de l'État vidées complètement par ses prédécesseurs, un stock d'armes quasi inexistant, qu'il lui a fallu mettre en place un programme d'ajustement proprement burkinabè pour faire face aux urgences. Les contributions volontaires à l'effort de paix, les taxes à peine perceptibles sur des produits de grandes consommations comme l'alcool etc., ainsi que d'autres faibles appuis venant du secteur minier ont permis de renforcer la fiscalité existante. Aujourd'hui, le Burkina s'est pratiquement réarmé et mène des offensives d'envergure contre les terroristes à la grande joie des populations qui ont eu raison d'espérer et de croire. Concomitamment, le pouvoir en place fait face à plusieurs tentatives de déstabilisation orchestrées par des Burkinabè apatrides en complicité avec une puissance étrangère qui ne digère pas d'avoir été chassée, abandonnant malgré elle la poule aux œufs d'or.

Ainsi, après toutes ces tentatives de déstabilisation menées à vau-l'eau, ces politiciens véreux qui rêvent toujours d'un Burkina de la gabegie, des orgies et de la prédation pour eux et rien pour les masses populaires, tentent de passer par les structures syndicales pour obtenir ce qu'ils n'ont pas eu par plusieurs stratagèmes : la mise à mort du régime incarné par le capitaine Ibrahim Traoré, ce digne héritier de Thomas Sankara. Comment peut-on, dans un pays en guerre où le salaire des travailleurs est régulièrement assuré, où des populations sont obligées de survivre de cueillette, où une bonne partie du territoire est toujours occupée malgré les assauts de reconquête, demander plus pour des fonctionnaires à un État qui tire déjà le diable par la queue et s'en sort par le patriotisme et la contribution de la vingtaine de millions de Burkinabè ? Où l'État doit-il orienter ses urgences et priorités ? Vers la majorité de sa population ou vers une poignée de petits bourgeois qui veut arrondir ses fins de... bière ? Tout cela par la manipulation de politiciens irresponsables qui rêvent de la reconquête d'un Eldorado perdu ! Non, le peuple burkinabè désormais éveillé et conscientisé voit clair dans leur jeu. Ce qui est arrivé au capitaine Thomas Isidore Noël Sankara n'arrivera pas au capitaine Ibrahim Traoré et partant à toute la nation.
C'est pourquoi, je demande au chef de l’État burkinabè, chef suprême des Armées, d'appliquer la loi sur la mise en demeure et la mobilisation générale à tous les Malkapi qui sortiront le 31 octobre prochain pour... exiger plus de souffrance à ce peuple. Wa salam !

Par Abdoulaye Sankara