Une crise de confiance a éclaté entre le ministère de l'administration du territoire et de la décentralisation (MATD) et l'alliance nationale pour l'alternance démocratique (ANAD) au lendemain de la publication de la liste des 81 membres du Conseil national de la transition (CNT).
Sur les 15 représentants des partis politiques au sein de cet important organe de la transition (organe législatif), la coalition dirigée par Cellou Dalein Diallo, par ailleurs président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) n'a qu'un seul.
Au regard du nombre partis politiques qui la composent (21) et de son poids électoral par le passé, l'alliance nationale pour l'alternance démocratique se dit victime d'une "injustice" de la part du ministère de l'administration du territoire qui, en fait a déjà choisi son camp politique.
Pour Kéamou Bogola Haba, président de la commission communication de l'ANAD, par cet acte, le ministère de l'administration du territoire et de la décentralisation affiche son incapacité à rester neutre et se disqualifie donc de l'organisation des futures échéances électorales.
«Cette décision, dont le ministère doit justifier et non un autre leader politique bénéficiaire de la décision, disqualifie d’office le MATD pour être un organisateur neutre des futures élections en Guinée », martèle le président d'honneur de l'union guinéenne pour la démocratie et le développement (UGDD), membre de l'ANAD.
A rappeler que par ordonnance, le président de la transition, chef de l'Etat, le colonel Mamadi Doumbouya a récemment transféré au MATD, l'organisation des élections qui était dévolue à la CENI (commission électorale nationale indépendante).
KS

