"Il n’est pas question de ramener les gens à la fonction publique quand ils sont allés à la retraite". C'est ce qu'a tenu à clarifier le ministre du Travail et de la Fonction qui s'exprimait hier soir à la télévision nationale suite à la polémique soulevée par sa lettre réponse à son homologue de la sécurité et de la protection civile. D'après Julien Yombouno ceux qui disent que 280 agents sur les 568 policiers envoyés à la retraite sont ramenés en fonction, ont fait une mauvaise lecture de son courrier.
"Ils ne sont pas revenus à la fonction publique. Moi-même je tombe des nues quand je l’apprends toute la journée d’aujourd’hui. Dire qu’ils ont été réhabilités, ils reviennent à la fonction publique, non. En fait, le document qui est à l’origine de cette interprétation est très clair, c’est une lettre-réponse à un courrier qui nous a été adressé par notre homologue de la sécurité et de la protection civile nous présentant la situation de quelque 568 policiers qui ont été mis à la retraite par décret présidentiel. Par la hiérarchie même des actes administratifs ou la stratification des actes administratifs, un ministre ne peut même pas corriger ou rapporter une décision d’un autre homologue ministre, à plus forte raison celle d’un Premier ministre ou encore plus fort celle d’un président de la République, Il n’en est nullement question. Si vous avez fait attention à ce document, vous verrez bien qu’il s’agit d’un accusé de réception. Un accusé de réception n’est pas une décision. Il n’est pas question de ramener les gens à la fonction publique quand ils sont allés à la retraite. C’est clair et net », a précisé le ministre Julien Yombouno.
KS

