Le procès des cadres de l'UDGG "union guinéenne pour la démocratie et le développement) s'est poursuivi le mardi devant le tribunal de Première instance de Dixinn, siègeant en matière correctionnelle dans la banlieue de Conakry.
Poursuivis pour " menaces et atteinte à la sécurité publique, ces responsables dont le leader du parti ont nié les faits à reprochés.
"J’étais dans le bureau de notre formation politique à Lambanyi quand ils (des agents de la police judiciaire) sont venus. Ils ont fracassé la porte, j’ai entendu du bruit dans la salle de réunion. Je les ai entendu dire à plusieurs reprises : qui est Bienvenu ? Après, ils sont venus taper à la porte de mon bureau en disant que si je n’ouvre pas, ils vont la casser. C’est ainsi je l’ai ouvert. Ils m’ont dit de les suivre. On nous a embarqué dans un pick-up, on est allé à la gendarmerie de Cosa où ils ont libéré certains.
Après Cosa, on a pris la destination de la direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie Nationale. Là, on m’a posé des questions relatives à l’ONG de Monsieur Pierre et d’autres sur une manifestation (projetée le 31 juillet 2024, jour du verdict du procès du massacre du 28 septembre 2009, ndlr)", a laissé entendre le leader de l’UGDD, Pépé Francis.
La prochaine audience aura lieu le 20 août.
KS

