La refondation de l’Etat est un leitmotiv des autorités de la transition au premier chef le colonel Mamadi Doumbouya, Chef de l’Etat, Président de la transition. La mobilisation et la valorisation des ressources humaines- à l’intérieur comme à l’extérieur- demeurent le socle de ce processus. C’est pourquoi, les nouvelles autorités ne lésinent pas sur les moyens pour la formation et des élèves et des étudiants, bref, de l’élite guinéenne à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Toutefois, si l’intérieur du pays les choses semblent se passer à un rythme acceptable, à l’extérieur, la gestion de l’élite du moins des boursiers pose de nombreux problèmes. Du choix des bénéficiaires (les vrais) des bourses d’études à leurs traitements- pendant et après les études- en passant par leurs conditions de voyage dénotent de nombreux manquements. D’où les cris répétés des étudiants et leurs parents à l’endroit des autorités du pays à travers l’Office National des Bourses Extérieures (ONAB). Qui gère les bourses octroyées à la Guinée par ses pays amis sous la coupole de la Présidence de la République.
Fidèles, ainsi, à sa politique de refondation de l’Etat-où la culture du mérite et d’excellence sont aussi des piliers- les autorités de la transition tentent d’insuffler une nouvelle dynamique à l’ONABE-vitrine de la Guinée- à travers des réformes courageuses et acceptées afin que ce service réponde aux aspirations légitimes des Guinéens en général et du Chef de l’Etat, le colonel Mamadi Doumboya et son gouvernent.
Au nombre de ces réformes en cours et en vue, nous pouvons souligner entre autres :
La réhabilitation de la Commission Nationale des Bourses Extérieures, en vue d’assurer la transparence dans la gestion des dossiers de bourse. Ce qui pourrait éviter des remous dans le choix ou l’attribution des bourses aux vrais bénéficiaires. On se rappelle par exemple du récent tôlé qu’a suscité le voyage des lauréats de la session 2021 pour le Maroc ;
Le lancement prochain des « ALUMNIS DE GUINEE » entrainant l’instauration d’un système de Tutorat des boursiers. Ce, pour faciliter l’insertion des étudiants et encourager leur retour au bercail afin de participer au développement de la Guinée. En clair, éviter la fuite des cerveaux. Car, ils sont nombreux des boursiers guinéens qui, après leurs études, optent pour d’autres pays pour leurs carrières professionnelles.
La création d’une plate forme, où les étudiants boursiers- réunis en association- auront la possibilité d’échanger entre eux et avec les missions diplomatiques ainsi qu’avec les autorités du pays. Cette plate forme pourrait éviter à l’avenir des désinformations ou des incompréhensions ;
La mise en place d’une commission de travailler sur les conventions cadre en vue de voir les possibilités de rehaussement des quotas- qui datent de 1987- de boursiers avec les pays amis et frères. A ce niveau, les quotas actuels avec ces pays, selon, sont fables par rapport aux autres pays par exemple de la sous-région ;
Une autre commission est mise en place chargée de l’élaboration d’un plan d’actions permettant d’harmoniser les tâches à exécuter…
Pour mener à bien toutes ces réformes, les nouvelles autorités du pays comptent sur l’apport des anciens étudiants boursiers diplômés de l’extérieur.
Avec ces réformes en cours, l’Office National des Bourses Extérieures (ONAB) pourrait être une véritable boussole dans le choix des étudiants, l aperception des bourses et la qualité des bourses. Vivement donc le soutien de ces réformes.
Abdoulaye Sylla

