Les réactions n'ont pas tardé après la publication, le 31 juillet 2024, du verdict du tribunal de première instance de Dixinn dans le procès des massacres du 28 septembre 2009 qui ont causé la mort de plus 150 personnes, d'après l'ONU.
En conférence de presse, quelques heures seulement après la publication de la décision tant attendue, la présidente de l'association des victimes, parents et amis (AVIPA), Asmaou Diallo, s'est montrée soulagée même si beaucoup de victimes attendaient mieux.
Du côté de l'organisation guinéenne de défense des droits de l'homme et du citoyen (OGDH), une autre partie civile, la décision du tribunal de première instance de Dixinn est un également un motif de satisfaction dans la mesure où elle constitue une première dans l'histoire de la Guinée.
Toutefois, les avocats de la partie civile attendent de se concerter avec leurs clients (victimes) pour adopter la conduite à tenir.
En attendant, les victimes et leurs avocats s'inquiètent par rapport à leur indemnisation mise à la charge des condamnés. Leur souhait serait de voir l'État guinéen tenu responsable du payement des dommages causés par ses préposés (condamnés).
En revanche, la défense, notamment celle de l'ex chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara condamné à vingt (20) ans de prison pour crimes contre l'humanité, rejette avec vigueur le verdict du tribunal et annonce son intention d'interjeter appel.
Dans un communiqué publié jeudi 01 août 2024, le collectif des avocats de l'ancien chef de l'État guinéen de 2008 à 2009 affirme que son client a été condamné pour une infraction autre que celle pour lesquelles il a été renvoyé devant le tribunal.
A souligné que huit (8) des 12 accusés reconnus coupables des faits à eux reprochés ont été condamnés à des peines au allant de dix (19) ans à la réclusion criminelle à perpétuité et au payement des indemnités allant de deux cents millions à près de deux milliards de nos francs.
KS

