Des militaires encerclent le siège du PAIGC après une attaque menée tôt le matin par des hommes lourdement armés qui ont expulsé le personnel et saccagé les locaux. Le porte-parole du parti, Muniro Conté, accuse les forces au pouvoir de vouloir fabriquer de « fausses preuves » en introduisant du matériel militaire sur place.
Au nord de la capitale, le siège du PRS de l’opposant Fernando Dias a également été pris pour cible. Selon la Ligue des droits de l’homme, les assaillants ont utilisé des gaz lacrymogènes, provoquant la fuite des occupants et des passants.
Un troisième lieu a été attaqué : le quartier général de campagne de Fernando Dias, candidat soutenu par le PAIGC et qui revendique la victoire face au président sortant Umaro Sissoco Embaló. Dias demeure caché, tandis que son allié Domingos Simões Pereira reste détenu.
La Ligue des droits de l’homme signale aussi l’arrestation violente d’une dizaine de jeunes manifestants dont le sort reste inconnu. La mission de la Cédéao, attendue ce samedi, a reporté son arrivée à lundi.
RFI

