Après quatre années de détention, l’ancien Premier ministre du professeur Alpha Condé, Ibrahima Kassory Fofana, a recouvré la liberté ce jeudi 5 mars à la faveur d’une décision motivée par des raisons de santé.
Cette remise en liberté demeure toutefois assortie de plusieurs conditions formulées par le ministère public. L’intéressé devra notamment limiter ses apparitions publiques, informer la Cour de tout déplacement et s’abstenir de toute déclaration à la presse. Dans l’attente, la procédure suit son cours, le procureur spécial de la CRIEF, explique les raisons de cette libération :
« Ce n’est pas un revirement de situation, c’est dans l’ordre normal des choses. C’est un prévenu qui est hospitalisé depuis belle lurette, depuis son incarcération à la maison centrale. Il a développé quelques pathologies, donc il est resté hospitalisé aux frais de l’État pendant plusieurs années. C’est pourquoi, par humanisme, nous-mêmes avons fait la demande à la Cour pour qu’il soit momentanément libéré, pour qu’on voie le reste de la procédure. »
La reprise des débats est fixée au 26 mars prochain.
A. S

