29/7/2025
- Vous avez cru bon d’envoyer la police pour nous arrêter, mon mari et moi, sans explication, sans raison valable, sans le moindre respect.
Vous nous avez fait sortir de la salle brutalement, devant les délégations venues de partout, sous les yeux du président de l’assemblée, qui est resté là , silencieux, complice, témoin passif de cette violence.
- Ces images, ces vidéos humiliantes, font aujourd’hui le tour du monde.
Mais sachez une chose : je n’ai pas honte.
Ce n’est pas moi que vous avez exposée.
C’est votre vrai visage que vous avez révélé.
- Vous avez sali le nom de Dalaba hier.
Une ville de paix, d’histoire, de dignité.
Vous l’avez traînée dans vos rancunes personnelles, vos querelles d’égo, vos petits calculs.
Vous avez tenté d’en faire le théâtre de votre soif de contrôle.
Mais Dalaba ne vous appartient pas.
Dalaba mérite mieux.
- Et au président d’Ardan, je dis ceci :
Merci.
- Merci d’avoir montré au monde entier votre conception du leadership.
Un leadership de l’intimidation, de l’exclusion, du silence complice.
Un leadership honteux, qui préfère écraser plutôt qu’écouter, diviser plutôt qu’unir.
Mais rassurez-vous : l’Histoire retiendra.
- Hier, vous avez pensé que me faire sortir de force, escortée comme une délinquante, allait m’éteindre.
Vous avez cru que l’humiliation allait me faire taire.
Mais ce que vous avez fait, c’est donner encore plus de sens à mon combat.
Car je ne suis pas seule.
Je ne l’ai jamais été.
- Vous avez réveillé des voix, des consciences, des soutiens puissants et sincères.
Depuis hier, je reçois des dizaines, des centaines de messages, d’appels, d’encouragements.
Et à vous toutes et tous qui m’avez écrit, appelé, soutenue, je veux dire du fond du cœur :
Merci.
- Merci de votre amour, votre solidarité, votre indignation juste.
Et surtout, ne vous inquiétez pas pour moi : je vais très bien.
Je suis debout.
Plus que jamais.
- Ce que nous construisons ensemble — avec courage, foi, passion et dignité — ne sera pas arrêté par la peur, l’intimidation ou la honte.
Votre violence m’a blessée un instant.
Mais ma conviction, elle, est intacte.
Et ma voix, vous ne l’étoufferez pas.
- Je serai présente. Inshallah.
Avec ou sans votre accord.
Avec ou sans votre bénédiction.
Parce que ce combat, ce chemin, cette vision… ne dépendent pas de vous.
- Ils sont portés par quelque chose de bien plus grand que vos stratégies d’exclusion :
la vérité, l’unité et l’espoir
Mme Diallo Houssainatou fordhan |